septembre 2007

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Propos confus

  • Robert Littell: LA COMPAGNIE
    Robert Littell: LA COMPAGNIE
    Une fiction bien réaliste qui replace la CIA dans son contexte de machine de guerre incontrôlable et non contrôlée. (****)

  • Dominique BAUDIS: LA CONJURATION
    Dominique BAUDIS: LA CONJURATION
    Une partie des croisades vue sous l'optique "franj". La période la plus cordiale entre mulsumans et croisés. (****)
  • Albert Hourany: HISTOIRE DES PEUPLES ARABES
    "Une" histoire bien documentée mais vu sous l'optique d'un libanais chrétien vernissé d'une culture trop britannique (**)
  • Dominique Baudis: FACE A LA CALOMNIE
    A la loupe : un professionnel de la communication qui gère une situation de crise. Au delà du journal chronologique la vérité terrifiante d'une arme de destruction définitive. Paix aux âmes qui ne sachant pas utiliser les médias sombrent irrémédiablement. La rumeur ? Un poison moderne à l'origine de crimes impunis. (*****)
  • Dan Brown: Da Vinci code
    Dan Brown: Da Vinci code
    Un bestseller ? L'histoire est rondement menée. Beaucoup de références historiques et artistiques. Mais la chute est un peu courte et écrite dans un style bien moins enlevé. L'inspiration a manqué au moment du final... Je reste sur ma faim. (****)
  • Pierre FAYARD: Comprendre et appliquer Sun Tzu
    Spécialiste de la communication des sciences et techniques, Pierre Fayard décortique la pensée stratégique de Sun Tsu pour mieux l'appréhender. "Chaque société, lorsqu'il y a un grand moment de changement, s'appuie sur sa culture traditionnelle, notamment pour la stratégie. Cette culture est tacite donc difficile à expliquer, d'où la nécessité d'employer des comparaisons pour en comprendre le sens." L'une des grandes idées de L'art de la guerre réside dans la considération de tout le potentiel disponible, chez ses associés ou ses ennemis, quelle que soit la situation. "Le jeu consiste à le faire tourner à son propre profit" explique Pierre Fayard. La stratégie n'est pas une science exacte, et requiert de la créativité. Ce que l'on a à faire, il faut le faire faire par son ennemi. La pensée de Sun Tzu est l'inverse des théories de Clausewitz, où la stratégie directe, frontale et destructrice a des difficultés à produire des changements qualitatifs."
  • Olivier Roy: L'islam mondialis
    Avec L'islam mondialisé, Olivier Roy s'inscrit dans la suite logique d'une longue réflexion, amorcée en 1985 avec Afghanistan, islam et modernité politique , poursuivie avec l'Echec de l'islam politique ,et plus récemment avec La nouvelle Asie centrale ou la fabrication des nations . La thèse principale de l'ouvrage consiste à démontrer comment l'islam radical des années 1990 a été en fait, forgé depuis l'Occident à partir d'un double processus d'échec de l'islam politique au Moyen Orient et d'immigration des populations musulmanes en Europe. Ainsi, malgré la perception occidentale d'un islam conquérant, la réislamisation ambiante est en fait un produit de l'occidentalisation et de la globalisation, dont le néo-fondamentalisme est l'illustration... (***)
  • M. Rodinson: Islam et capitalisme
    Islam et capitalisme, paru pour la première fois en 1966, pose ainsi le problème de la relation entre ces deux notions : « Où peut-on placer le monde musulman dans la typologie générale des systèmes de production et de redistribution des biens ? ». Bien que M. Rodinson s'intéresse surtout ici au capitalisme, une section est consacrée à la fin de l'ouvrage au socialisme. Paradoxalement, l'auteur part d'une orientation marxiste pour analyser le développement capitaliste dans le monde musulman. Il est vrai que cela peut surprendre, encore plus au XXIème siècle, d'où sa définition du marxisme appliqué à son essai. Il entend par cela partir d'hypothèses socio-économiques, d'une problématique propre aux sciences de l'homme comme l'a fait Marx. Il se considère non pas comme marxiste politique ou philosophique mais comme marxiste des sciences sociales, se basant sur des données empiriques, l'histoire et l'économie politique. M. Rodinson explique aussi que son travail est libre des tabous qui encerclent l'Islam, à la différence des penseurs des pays musulmans, car il n'a pas d'appartenance à ce milieu. De plus, il avertit le lecteur que son travail n'est pas aussi précis qu'il le voudrait car c'est un projet ambitieux. Ces trois principes de départ posés, il peut se lancer dans la position du problème. (***)
  • Belmère-Billot Marie-Claude: Moins de poids... plus de moi
    Résumé Le problème du poids représente une des préoccupations majeures en santé publique à travers le monde. L'obésité est devenue l'ennemie numéro un. Le corps médical a mis en place différentes stratégies préventives et interventionnistes qui ont des incidences surtout économiques. Mais qui s'occupe de l'individu, de son histoire, de son potentiel, de ses souffrances et de ses besoins ? Privilégiant une approche axée sur la personne, l'auteure témoigne de son expérience auprès de milliers de patients voulant perdre du poids. Par un pourquoi, un qui et un comment, elle souligne l'importance de s'identifier, de se respecter et non d'attendre une identité respectable de son amaigrissement. Elle exhorte le public à choisir un thérapeute non seulement pour ses compétences professionnelles, mais aussi pour ses compétences humaines et sa capacité à relativiser le pouvoir médical afin d'éviter d'être manipulé au nom de la prévention. Ce livre s'adresse tant aux patients qu'aux thérapeutes. Les patients s'y retrouveront avec beaucoup d'aisance et seront invités à entreprendre une démarche sur eux-mêmes avant tout. Quant aux thérapeutes, ils pourront y puiser des éléments de réflexion afin d'enrichir leur pratique professionnelle. Un régime est la meilleure façon de prendre du poids. Par contre, une démarche sur soi, sur ses forces, sur ses passions, sur ses blessures, sur ses manques, ne serait-ce pas une meilleure façon d'exister ? Biographie Depuis près de 20 ans, Marie-Claude Belmère-Billot pratique à Toulouse comme médecin endocrinologue nutritionniste, hypnothérapeute ericksonnienne et praticienne EMDR. Elle a rencontré plusieurs milliers de patients souffrant de problèmes de poids de tout genre. Elle nous fait partager l'expertise qu'elle a développée grâce aux liens étroits qu'elle a tissés dans l'accompagnement thérapeutique des personnes venues la consulter. Elle donne des conférences, des formations et des séminaires en France et au Québec. (*****)
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30 décembre 2005

L'ordre des médecins... un bref historique

L'ère des corporations

  • Dans le monde antique, existaient des « collèges de gens de métiers ».
    • Ce furent les « Hétairies » en Grèce, les « Collegia » à Rome. Ces pratiques se répandirent dans la Gaule romaine et donnèrent à Nîmes des associations de Medici et d'Unctores. Grâce à une cotisation, ces collèges procuraient à leurs membres un secours dans l'adversité et assuraient les frais de funérailles.
  • Le Moyen-Âge est marqué par les corporations. Toute la période du haut Moyen-âge est une zone d'ombre. Il est certain que des coutumes ont perduré de générations en générations. Les plus anciennes ordonnances royales n'ont fait que les ratifier, sans pour autant faire référence à l'Antiquité.
    • Au XII° siècle, avec l'apparition des communes (donc des chartes) que l'on voit naître les premières associations : ce sont les « confréries ».
      • Instituées d'abord sous forme de confréries de dévotion, elles font appel à un esprit religieux, que vient renforcer la notion de serment, (avec toute l'importance que lui accorde le Moyen-âge).
      • Puis la confrérie devient une société de secours mutuels (y compris et surtout pour l'Au-Delà).
      • Enfin, elle s'adjoint un rôle de défense des intérêts de la profession, c'est-à-dire un aspect syndical.
        • Ces confréries se sont formées spontanément, sans contribution des pouvoirs publics. Mais devant les conséquences économiques ou morales de leur développement, les ordonnances royales ont cherché à les contrôler, en leur imposant des statuts (on parle alors de jurandes).
        • C'est ainsi que, vers la fin de son règne, Saint Louis a demandé à Etienne Boileau, prévôt de Paris, de « réglementer les métiers de la capitale ». Ce fut le « livre des métiers ». En ce qui concerne les professions de santé, nous trouvons :
          • - Les médecins de robe longue.
          • - Les chirurgiens.
          • - Les barbiers.
    • Au XIII° siècle, apparition des universités de médecine.
      • Certaines furent fondées par l'autorité royale, d'autres par le pouvoir papal, comme ce fut le cas à Toulouse en 1229, après l'hérésie cathare.
        • L'université veille sur la profession, son monopole, son honneur, son indépendance.Elle veille jalousement au monopole d'exercice par des docteurs en médecine. Le port de la robe, les marques extérieures de respect, les préséances, la place dans un cortège résumaient pour elles l'indépendance de la profession.
      • Les chirurgiens se constituent en confréries religieuses, puis en corporations, qui figurent au registre des métiers d'Étienne Boileau et dépendent de la communauté des arts et métiers.
        • Les barbiers s'unirent un temps aux chirurgiens. Ce furent les collèges de chirurgiens-barbiers, ils avaient, outre le droit de saigner, celui de « panser les plaies non mortelles ».
  • Au XVIII° siècle les chirurgiens, dans l'ensemble du Royaume, furent regroupés sous le statut des chirurgiens de la communauté de Versailles et la profession fut dotée d'écoles de chirurgie, puis d'une Académie royale de chirurgie.
    • Les diverses structures que l'on groupe sous le vocable de « corporations », étaient locales, développées autour d'une faculté. Nul ne pouvait, hors leur autorisation, exercer la médecine dans leur circonscription, c'est-à-dire le ressort de la faculté.
    • En 1762, Jean Verdier publie un traité de déontologie dans lequel il passe en revue l'ensemble des règles professionnelles de l'époque. Mais son traité est aussi un appel à la réglementation. Nous pouvons y lire : « Si on jette les yeux vers l'infinité d'abus qui troublent l'exercice d'un art aussi salutaire, on sera porté à croire qu'il serait utile que la médecine connut un tribunal particulier ».
      • C'est le premier appel à la création de ce que deviendra l'ordre des médecins.
    • Les corporations par leurs pouvoirs, renforcés par la notion de serment, constituaient un État dans l'État.
      • François 1°, puis Henri III avaient essayé de les neutraliser.
      • Turgot, en 1776, voulant les supprimer, y perdit son portefeuille ministériel.
  • La Révolution française par rejet d'un corporatisme contraignant les libertés, mais aussi pour mettre fin à leurs pouvoirs, qui abolit les corporations (loi Le Chapelier des 14 et 17 août 1791).
    • Abolissant les corporations, la Révolution française a autorisé le libre exercice de la médecine par le premier venu, sans titres, sans reconnaissance officielle, sans garanties pour le malade.

L'histoire

  • Après 1791 et la disparition des corporations, la profession médicale demandait la création d'un ordre à cause des problèmes de charlatanisme (cf. J. Léonard ,"La vie quotidienne des médecins en France au XIX°siécle" Hachette,1977). Mais comme ses chirurgiens innovaient sur les champs de bataille, Napoléon -qui avait créé l'Ordre des avocats- n'avait pas jugé bon de codifier les progrés médicaux balbutiants.
  • La création de l'Ordre des Médecins fut proposée en 1845 et votée par la chambre des Pairs en 1847... mais n'aboutit pas à cause des événements politiques.
  • Le projet réapparu en 1923 et fut adopté par l'Assemblée Nationale le 19 décembre 1933.
  • Le changement de législature de 1936 remit tout à zéro : la loi n'ayant pas été votée en deuxième lecture à l'asssemblée précédente, elle ne put être promulguée (la fin d'une Chambre des députés annule le travail qu'elle n'a pas terminer).
    • Persista alors la pratique d'un "réglement intérieur" élaboré par les syndicats en 1929... mais qui ne s'appliquait qu'aux syndiqués.
  • Après la défaite en juin 1940, les Allemands firent savoir que, faute d'être regroupés dans un organisme unique, les médecins français se verraient appliquer le régime médical allemand rodé depuis Bismark. Aussi, en urgence, la loi de création de l'Ordre des Médecins fut promulguée le 07/10/1940.
    • Elle comportait une nomination de ses membres par le gouvernement.
      • Les Allemands exigeant le nom d'un responsable de tous les médecins sous 48 h, le Pr Leriche fut nommé président (Il en raconte les péripéties dans "Souvenirs de ma vie morte", Le Seuil, 1956).
    • La "nomination" fut remplacée en 1942 par l'élection des conseillers par les médecins.
      • Il fut dit en ces temps là que cette modification avait pour but d'éviter la main mise des autorités d'occupation sur la profession. Pour corroborer cette assertion, nous savons qu'un télégramme fut adressé le 08/07/1944 à tous les médecins, par le Dr Portes, Président de l'Ordre. Ce télégramme rappellait que le secret médical était absolu (au moment ou les occupants prétendaient imposer aux médecins l'obligation de dénoncer les blessés du maquis). Ce télégramme était un argument officiel pour tout médecin isolé et tous s'y référèrent. Certains d'ailleurs, furent déportés ou fusillés pour avoir gardé leur secret sur des maquisards.
  • Le 27/08/1944 à la fin de la guerre, l'Ordre est dissous.
  • Le 11/12/1944 un Ordre provisoire est créé.
  • Le 24/09/1945 une ordonnance signée par M. Billioux, ministre communiste du gouvernement du Général de Gaulle crée l'Ordre des Médecins actuel.
    • Cette ordonnance donne pour mission à l'Ordre des Médecins de "veiller au maintien des principes de moralité, de probité et de dévouement indispensables à l'exercice de la médecine et à l'observation par tous ses membres des devoirs professionnels et des règles édictées par le code de déontologie".
      • La rédaction du code de déontologie fut réalisée en utilisant une banque de données établie par un médecin qui tout au long de sa carrière avait collationné les cas de jurisprudence déontologique.
    • L'ordre des médecins est un organisme privé, financé par les seules cotisations de ses membres et assume une mission de service public.
  • En 1968 l'explosion sociale a retenti sur l'Ordre qui fut soumis à des remous variés.
  • En 1975 eurent lieu des assises nationales (suite aux prises de position rétrogrades du Président de l'Ordre, contestées par la profession). Elles ont débouché sur le code de déontolgie de1979 (moins corporatiste) et sur une orientation différente de l'ordre plus axé sur les relations avec les usagers, la prise en compte des intérêts des médecins étant dévolue aux syndicats.
  • En 1984, le rapport Luchaire à apporté des éléments nouveaux.
  • Le code de déontologie actuel date de septembre 1995 et est accessible sur le site web de l'ordre http://www.ordmed.org/

Rôle de l'Ordre des Médecins en bref...

  • Les conseillers sont bénévoles.
  • Le rôle administratif est, actuellement, surtout centré sur les contrats ( entre médecins, entre médecins et cliniques ou organismes divers).
    • Un contrat est toujours parfait quand on le signe et qu'il devient toujours litigieux quand il y a mésentente. L'avis que donne l'ordre sur certaines clauses du contrat avant sa signature est toujours précieux.
    • Les autres "prestations" vont de la licence de remplacement à la participation aux multiples commisions médico-socio-économiques.
  • Son rôle disciplinaire au niveau départemental est celui des anciens "juge de paix": essayer de concilier les parties.
    • médiateur et conciliateur dans les litiges qui peuvent opposer certains malades à des médecins.
    • modérateur dans les oppositions des parties médicales dont la confraternité émergeant en public cache souvent une masse immergée de "coutellerie" variée (utilisée pour satisfaire des désirs d'argent ou de gloire).
    • Toute affaire grave est transmise, après avis, au conseeil régional ou siège - avec voix consultative - un magistrat.
  • Les autres activités confraternelles sont celles d'entraide et de conseil.

21 novembre 2005

Percevoir l'APA, une démarche un peu complexe

Les personnes dépendantes âgées de plus de 60 ans peuvent demander à bénéficier de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA). Mise en place en 1992, celle-ci leur permet de se faire aider pour accomplir les actes de la vie quotidienne, qu'elles restent à domicile ou résident dans un établissement spécialisé. Mais en raison du plafonnement de l'aide et de la complexité du barème d'attribution, bien des demandeurs risquent d'être déçus.

En effet, l'APA, gérée par les départements, est attribuée après évaluation du degré de dépendance par une équipe médico-sociale, à l'aide de la grille Aggir (Autonomie gérontologique, groupe iso-ressources), qui classe les personnes âgées selon la gravité de leur perte d'autonomie. Seules les plus affectées (GIR 1 à 4) ont droit à l'APA. Les personnes classées GIR 5 et 6 en sont exclues, mais peuvent solliciter l'aide sociale des caisses de retraite. L'obtention de l'APA n'est soumise à aucune condition de ressources, mais le montant versé dépend des revenus du bénéficiaire.

PARFOIS DIMINUÉE

La démarche à suivre pour recevoir l'APA en continuant à vivre chez soi est complexe. En premier lieu, une équipe médico-sociale établit un « plan d'aide » qui recense les interventions nécessaires au maintien à domicile : personnel nécessaire, aides techniques pour la part non couverte par la Sécurité sociale (couches, lit médicalisé, fauteuil roulant, déambulateur). Le montant de ce plan est plafonné à 1 418,09 euros par mois en GIR 1 (les personnes les plus dépendantes), à 984,08 euros en GIR 2, à 738,06 en GIR 3 et à 492,04 en GIR 4 (chiffres au 1er janvier 2005). Cependant, en vertu de la libre administration des collectivités locales, les barèmes des départements dépassent rarement 80 % de ces plafonds.

L'impétrant reçoit une proposition de plan d'aide, assortie du montant de sa propre participation. Pour la calculer, divers paramètres entrent en jeu, notamment les ressources du bénéficiaire et son besoin d'aide. Les revenus pris en compte incluent non seulement la pension de la personne âgée dépendante, mais aussi les ressources de son conjoint, concubin ou partenaire dans le cas d'un pacs, ainsi que les revenus mobiliers et immobiliers, et le patrimoine, à l'exception de la résidence principale, si elle est occupée par le demandeur ou sa famille.

Si le revenu mensuel du demandeur est inférieur à 646,40 euros, celui-ci sera exonéré de toute participation. En revanche, si ses ressources sont comprises entre 646,40 et 2 575,96 euros, le taux de sa participation sera déterminé selon une équation prenant en compte à la fois le total du plan, son revenu mensuel, le montant de la majoration pour l'aide constante d'une tierce personne et un coefficient multiplicateur. Cette formule est disponible sur le site Internet www.personnes-agees.gouv.fr (rubrique APA, dossiers). L'allocation proprement dite atteindra, selon les cas, de 10 % à 100 % du montant du plan.

Certains bénéficiaires de l'APA ont vu leur allocation diminuer lors du renouvellement de leur dossier, en raison d'une réforme intervenue en 2003. Ainsi, le seuil à partir duquel une participation est demandée à la personne âgée a-t-il été ramené de 949 à 646,40 euros. En outre, dans certains départements, le nombre d'heures d'aide à domicile a diminué en raison de la revalorisation des salaires des personnels.

En cas de désaccord, il existe des procédures de recours : à l'amiable auprès de la commission de l'APA au conseil général, ou de contentieux devant la commission départementale d'aide sociale à la direction de l'action sanitaire et sociale (DASS), service de l'Etat.

Le barème qui s'applique pour le calcul de l'APA n'est pas le même, selon qu'on réside chez soi ou en établissement. Ainsi, le passage du maintien à domicile à un hébergement spécialisé peut entraîner la diminution du montant de l'APA. Celui-ci peut d'ailleurs être versé directement à l'établissement. Enfin, avantage appréciable, l'APA n'est pas récupérable sur la succession.

20 novembre 2005

Le salon du bien vieillir

Le Salon du bien vieillir a eu lieu du 19 au 21 novembre, de 8 h 30 à 18 h 30, à Paris, au Parc des expositions (hall 6), porte de Versailles. Il était organisé par Senior Plus, une entreprise intergénérationnelle créée cette année par trois femmes d'une même famille, âgées de 35 à 82 ans. Des consultants du groupe Arefo-Arpad (Associations des résidences foyers et Association des résidences pour personnes âgées dépendantes) ont proposé des ateliers aux personnes qui hésitent entre foyers-logements et maisons médicalisées.
Senior Plus, 40, rue Boissonade, 75014 Paris. Tél. : 01-43-21-22-05. Site : www.seniorplus.fr

A lire.

- « Guide des maisons de retraite en Ile-de-France » (Senior Plus, 222 p., 25 euros).

- Le Guide des maisons de retraite en France (éditions du Carquois, 431 p., 25 euros).

- Que choisir ? Le mensuel a publié une enquête sur les maisons de retraite en octobre (nº 430, 4,20 euros, www.quechoisir.org)

- 60 millions de consommateurs. Un dossier « Comment aider nos personnes âgées » doit paraître le 15 décembre (6,10 euros).

L'Aggir, une grille qui mesure la dépendance

Le versement des rentes et les services prévus dans les contrats d'assurance ou d'épargne dépendance ainsi que certaines aides de l'Etat (comme l'allocation personnalisée d'autonomie, l'APA) sont subordonnés au degré de dépendance physique et psychique. Plusieurs systèmes existent pour le mesurer, le plus répandu étant la grille nationale Aggir (Autonomie gérontologique, groupes iso-ressources, c'est-à-dire à niveau de ressources équivalent), qui comprend six paliers.

Le groupe iso-ressources 1 (GIR 1). Il comprend les personnes âgées confinées au lit ou au fauteuil, dont les fonctions mentales sont gravement altérées et qui nécessitent une présence indispensable et continue d'intervenants.

Le GIR 2. Il concerne les personnes âgées elles aussi alitées ou en fauteuil, mais dont les fonctions intellectuelles ne sont pas totalement altérées. Leur état exige une prise en charge pour la plupart des activités de la vie courante. Ce groupe compte aussi les personnes âgées dont les fonctions mentales sont altérées, mais qui ont conservé leur capacité à se déplacer.

Le GIR 3. Il réunit ceux qui ont conservé toute leur tête, une locomotricité partielle, mais qui ont besoin quotidiennement, voire plusieurs fois par jour, d'être aidées pour leur autonomie corporelle (se laver, aller aux toilettes...).

Le GIR 4. Il intègre les personnes âgées, une fois levées, pouvant se déplacer à l'intérieur de leur logement mais qui ont parfois besoin d'être aidées pour la toilette et l'habillage. Ce groupe comprend également les personnes âgées qui, sans problèmes locomoteurs, doivent se faire aider, notamment pour manger.

Le GIR 5. Il comporte des personnes âgées ayant seulement besoin d'une aide ponctuelle pour la toilette, la préparation des repas et le ménage.

Le GIR 6. Il réunit les personnes âgées n'ayant pas perdu leur autonomie pour effectuer les actes essentiels de la vie courante.

29 avril 2005

Il est aujourd’hui parfaitement établi que l’alimentation et l’état nutritionnel participent de façon essentielle au développement et à l’expression clinique des maladies qui sont aujourd’hui les plus répandues en France

Maladies qui sont aujourd’hui les plus répandues en France, comme dans l’ensemble des pays industrialisés :

       

  • Les maladies cardiovasculaires sont aujourd'hui la première cause de mortalité en France (32 % des décès), à l’origine de près de 170 000 décès chaque année.   
  • Les tumeurs malignes représentent 29 % de l’ensemble des décès chez l’homme et 23 % chez la femme. Le nombre de nouveaux cas est estimé à 240 000 par an.
  • L'obésité concerne 7 à 10 % des adultes et 10 à 12,5 % des enfants de 5 à 12 ans. Sa prévalence augmente, chez les enfants, de façon dramatique depuis quelques années.
  • L'ostéoporose, à l'origine d'une fragilité osseuse exposant les patients à un risque de fractures concernerait 10 % des femmes à 50 ans, 20 % à 60 ans et 40 % à 75 ans.
  • La prévalence du diabète, tous âges confondus, est estimée à 2-2,5 %.
  • Près d’un adulte sur 5 présente une cholestérolémie supérieure à 2,50 g/l.

En dehors de leurs conséquences sur le plan humain, ces   pathologies ont un coût économique considérable: les coûts directs et indirects des   cardiopathies ischémiques ont été estimés à 30 milliards de francs/an ; ceux   attribuables à l’obésité atteindraient près de 12 milliards de francs/an.

A contrario, l’équilibre nutritionnel, une   consommation variée, avec une répartition satisfaisante des quantités ingérées   permettent, par la consommation régulière d’aliments et de plats largement   disponibles en France, de préserver un bon état de santé et la qualité de vie.

17 mars 2005

Rien ne vaut l'eau savonneuse

Rien ne vaut l'eau savonneuse pour se débarrasser des germes infectieux, confirme la plus grande étude jamais menée sur le sujet, dont les résultats sont publiés dans la revue "American Journal of Infection Control".

Parmi les virus éliminés par le nettoyage des mains à l'eau et au savon, Emily E. Sickbert-Bennett, épidémiologiste à l'Université de Caroline du Nord, et ses collègues citent le virus responsable du simple rhume mais aussi les virus de l'hépatite A et de la gastroentérite.

Par contre, le lavage des mains sans eau ne permet d'éliminer que la moitié des bactéries, montre l'étude.

Celle-ci a consisté à comparer l'efficacité de 14 agents nettoyants différents à réduire le portage des mains en bactéries et virus. Elle visait également à évaluer l'efficacité d'un nettoyage rapide, d'une durée de 10 secondes, ce qui correspond à la durée moyenne consacrée par le personnel soignant à la désinfection de leurs mains, selon les observations.

Les agents antimicrobiens se sont révélés les plus efficaces pour éliminer les bactéries des mains, mais les produits à base d'alcool et ne nécessitant pas d'eau avaient des effets variables et parfois faibles, et même de moins en moins efficaces à la longue, rapportent les auteurs.

Pour ce qui est des virus, le lavage des mains au savon et à l'eau est apparu de loin comme le meilleur moyen de s'en débarrasser, même si certains virus se montrent particulièrement résistants à ce traitement.

(American Journal of Infection Control, vol. 33 n°2, p. 67-77)

Stratégie de la Sécurité Sociale ou manque de vigilance de ses dirigeants : Comment pousser les anxiolytiques et hypnotiques dépendants vers les drogues interdites.

Frédéric van Roekeghem directeur général de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie a annoncé par courrier aux professionnels de la santé l'objectif poursuivi par la Caisse d'obtenir une baisse significative de 10 % des prescriptions d'anxiolytiques et d'hypnotiques.

Certes le programme antibiotiques a montré combien pouvait être bénéfique la coopération entre les médecins, les institutions œuvrant dans le domaine de la santé publique et l'Assurance Maladie.

Mais en matière d’anxiolytiques le problème est beaucoup complexe. La consommation de ces drogues est liée aux aléas socio économiques. La récente augmentation du nombre des RMIstes (plus de 1.000.000 soit plus de 9% de hausse en 2004), la stagnation avérée du pouvoir d’achat pour ne pas dire la baisse, la limitation des revenus à moins de 1500 € mensuels pour plus de 50% des français, les résultats records des sociétés français en 2004 entraînent inéluctablement vers le mal-être.

Je vois mal comment les médecins français vont pouvoir contrebalancer les conséquences du malaise social avec des placebos ou du pipi de chat. Peut-être par des drogues non remboursées et interdites

09 mars 2005

Infarctus : l'angioplastie moins coûteuse que la thrombolyse.

Le traitement de l'infarctus du myocarde par angioplastie primaire s'avère moins coûteux qu'une thrombolyse pré hospitalière pour les patients qui vivent à moins d'une heure d'une salle de cathétérisme, selon l'étude française CAPTIM publiée dans la revue "Journal of the American College of Cardiology".

Globalement, l'étude montre qu'en termes d'efficacité, ces deux méthodes thérapeutiques donnaient des résultats équivalents. En outre, l'Académie de médecine a présenté au début du mois des recommandations sur l'infarctus, mettant sur le même plan l'angioplastie et la thrombolyse dans les premières heures de l'infarctus, dès lors que les deux méthodes sont accessibles rapidement.

Toutefois, peu de données de coût-efficacité étaient disponibles pour comparer les deux stratégies.

Le Dr Jacques Machecourt du CHU de Grenoble et ses collègues se sont intéressés à 299 patients issus de l'étude CAPTIM, qui se trouvaient à moins d'une heure de transport d'une salle de cathétérisme cardiaque.

En termes d'efficacité, le taux de décès, infarctus non fatal et accident vasculaire cérébral à un an s'est avéré similaire : 14% pour les patients ayant bénéficié d'une angioplastie et 16,4% pour la thrombolyse pré hospitalière, suivie si nécessaire d'une angioplastie de sauvetage.

Mais en terme économique, l'angioplastie primaire se révèle moins coûteuse. Le coût global de la période d'hospitalisation s'élève, en effet, à 8.287 dollars (6.464 euros; bien que l'étude soit française, les chiffres sont donnés en dollars dans cette publication américaine, ndlr) pour l'angioplastie contre 9.170 dollars (7.152 euros) pour la thrombolyse.

A un an, la différence persiste. Le coût global après angioplastie primaire s'élève à 11.096 dollars (8.655 euros) et celui de la thrombolyse pré hospitalière à 12.152 dollars (9.478 euros).

La différence observée semble liée à une fréquence plus élevée de nouvelles procédures de revascularisation chez les patients thrombolysés (49% contre 23% dans l'autre groupe), impliquant une hospitalisation plus longue (10 jours contre 9,1 jours en moyenne).

08 mars 2005

LES METIERS DE LA SANTE

Les blouses blanches ne connaissent pas le blues de l’emploi. Les métiers de la santé emploient plus

d’un million de personnes et pour nombre d’entre eux, l’offre de travail est supérieure à la demande. Les infirmiers, les sages-femmes, les kinés et les manipulateurs radio sont particulièrement recherchés.

Certaines vocations mènent facilement à un emploi. C’est notamment le cas dans le domaine médical. Plus d’un million de personnes travaillent dans les professions de santé, sans compter la filière administrative : 320 000 dans le médical stricto sensu, 720 000 dans le paramédical. Le premier secteur regroupe les chirurgiens-dentistes, les médecins, les pharmaciens et les sages-femmes. Le paramédical se compose des professions de soins (infirmiers, aides-soignantes et puéricultrices), de rééducation (psychomotriciens, podologues, kinés...) et médico-techniques (ambulanciers, préparateurs en pharmacie...).
Depuis plusieurs années, le nombre de postes ne cesse d’augmenter dans la plupart de ces métiers. Et, malgré les réductions budgétaires qui touchent le secteur hospitalier, la santé offre toujours de belles perspectives d’emploi.

De forts besoins dans le paramédical
Ainsi, le nombre de médecins (généralistes et spécialistes) est passé de 130 à 331 pour 100 000 habitants entre 1970 et 2000, selon la Drees (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques). Il existe de fortes disparités entre les régions et la profession vieillit. Si le numerus clausus - le quota qui régule le nombre d’étudiants pour chaque profession de santé - est maintenu à son niveau actuel, le nombre de médecins diminuera de 15 à 20 % d’ici 15 ans. Quant aux sages-femmes, il en manque d’ores et déjà 3 000, soit environ 20 % de leur effectif.

Dans le paramédical, surtout, de forts besoins se font sentir.
D’après la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques, l’emploi pour l’ensemble de ces professions devrait augmenter de 17 % d’ici 2010. Le secteur représentera alors près de 850 000 postes, dont plus de la moitié d’infirmiers. Une situation de pénurie pourrait même frapper cette profession. Autant dire que les recruteurs sont aux petits soins... De même pour les kinésithérapeutes et les manipulateurs d’électroradiologie, également très recherchés.

Niveau d’études élevé
Exercés en libéral ou en tant que salarié d’un établissement (hôpital, clinique, maison de retraite...), ces métiers requièrent des qualités physiques pour faire face à des horaires souvent astreignants. Il faut aussi savoir soutenir psychologiquement les patients et leur entourage. La rigueur est indispensable pour suivre des procédures de soins de plus en plus strictes. Il faut enfin être capable de travailler en équipe, parfois dans des situations de stress important, et respecter certaines règles déontologiques.

Mais la première des conditions pour exercer une profession de santé est l’obtention d’un diplôme d’état. Le nombre d’année d’études varie en fonction des métiers : d’un an pour une aide-soignante jusqu’à bac +11 pour un médecin spécialiste. Trois années sont nécessaires pour devenir infirmière, quatre pour être kiné et cinq pour les sages-femmes. Le secteur de la santé est donc dans l’ensemble caractérisé par un niveau d’études élevé. A la sortie, la rémunération est elle aussi variable. Une aide-soignante débute sa carrière avec 1.250 euros nets mensuels, 1.350 pour un kiné ou une infirmière, 1.750 pour une sage-femme. Avec en prime la satisfaction d’exercer un métier vraiment utile...

04 mars 2005

Les ventes de médicaments illégaux en hausse sur Internet, selon une agence de l'Onu

Les ventes de médicaments illégaux sur Internet sont en pleine croissance en dépit des efforts consentis au niveau mondial pour les arrêter, déplore l'Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS ou International Narcotics Control Board, INCB) dans son rapport pour l'année 2004, présenté mercredi à Vienne.

Dans ce document, l'organisme des Nations Unies chargé de lutter contre les trafics de stupéfiants estime que les pharmacies en ligne vendent chaque année de façon illicite plusieurs milliards de doses de médicaments et les livrent par la poste, devenant ainsi une filière alternative de trafic de drogue.

La grande majorité des ventes de médicaments par les pharmacies en ligne concernent des stupéfiants et des substances psychotropes "particulièrement susceptibles de faire l'objet d'un abus" comme certains opioïdes, des stimulants, des benzodiazépines, "ainsi que des substances qui sont dangereuses (voire mortelles) lorsqu'elles sont administrées dans supervision médicale appropriée", prévient l'OICS dans un communiqué. Environ 90% de ces médicaments sont vendus sans la prescription nécessaire.

Ces pharmacies brouillent la distinction entre médicaments légaux et illégaux en offrant à tout le monde des médicaments nécessitant une prescription, et en même temps des suppléments alimentaires disponibles librement dans le commerce, explique l'OICS.