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Propos confus

  • Robert Littell: LA COMPAGNIE
    Robert Littell: LA COMPAGNIE
    Une fiction bien réaliste qui replace la CIA dans son contexte de machine de guerre incontrôlable et non contrôlée. (****)

  • Dominique BAUDIS: LA CONJURATION
    Dominique BAUDIS: LA CONJURATION
    Une partie des croisades vue sous l'optique "franj". La période la plus cordiale entre mulsumans et croisés. (****)
  • Albert Hourany: HISTOIRE DES PEUPLES ARABES
    "Une" histoire bien documentée mais vu sous l'optique d'un libanais chrétien vernissé d'une culture trop britannique (**)
  • Dominique Baudis: FACE A LA CALOMNIE
    A la loupe : un professionnel de la communication qui gère une situation de crise. Au delà du journal chronologique la vérité terrifiante d'une arme de destruction définitive. Paix aux âmes qui ne sachant pas utiliser les médias sombrent irrémédiablement. La rumeur ? Un poison moderne à l'origine de crimes impunis. (*****)
  • Dan Brown: Da Vinci code
    Dan Brown: Da Vinci code
    Un bestseller ? L'histoire est rondement menée. Beaucoup de références historiques et artistiques. Mais la chute est un peu courte et écrite dans un style bien moins enlevé. L'inspiration a manqué au moment du final... Je reste sur ma faim. (****)
  • Pierre FAYARD: Comprendre et appliquer Sun Tzu
    Spécialiste de la communication des sciences et techniques, Pierre Fayard décortique la pensée stratégique de Sun Tsu pour mieux l'appréhender. "Chaque société, lorsqu'il y a un grand moment de changement, s'appuie sur sa culture traditionnelle, notamment pour la stratégie. Cette culture est tacite donc difficile à expliquer, d'où la nécessité d'employer des comparaisons pour en comprendre le sens." L'une des grandes idées de L'art de la guerre réside dans la considération de tout le potentiel disponible, chez ses associés ou ses ennemis, quelle que soit la situation. "Le jeu consiste à le faire tourner à son propre profit" explique Pierre Fayard. La stratégie n'est pas une science exacte, et requiert de la créativité. Ce que l'on a à faire, il faut le faire faire par son ennemi. La pensée de Sun Tzu est l'inverse des théories de Clausewitz, où la stratégie directe, frontale et destructrice a des difficultés à produire des changements qualitatifs."
  • Olivier Roy: L'islam mondialis
    Avec L'islam mondialisé, Olivier Roy s'inscrit dans la suite logique d'une longue réflexion, amorcée en 1985 avec Afghanistan, islam et modernité politique , poursuivie avec l'Echec de l'islam politique ,et plus récemment avec La nouvelle Asie centrale ou la fabrication des nations . La thèse principale de l'ouvrage consiste à démontrer comment l'islam radical des années 1990 a été en fait, forgé depuis l'Occident à partir d'un double processus d'échec de l'islam politique au Moyen Orient et d'immigration des populations musulmanes en Europe. Ainsi, malgré la perception occidentale d'un islam conquérant, la réislamisation ambiante est en fait un produit de l'occidentalisation et de la globalisation, dont le néo-fondamentalisme est l'illustration... (***)
  • M. Rodinson: Islam et capitalisme
    Islam et capitalisme, paru pour la première fois en 1966, pose ainsi le problème de la relation entre ces deux notions : « Où peut-on placer le monde musulman dans la typologie générale des systèmes de production et de redistribution des biens ? ». Bien que M. Rodinson s'intéresse surtout ici au capitalisme, une section est consacrée à la fin de l'ouvrage au socialisme. Paradoxalement, l'auteur part d'une orientation marxiste pour analyser le développement capitaliste dans le monde musulman. Il est vrai que cela peut surprendre, encore plus au XXIème siècle, d'où sa définition du marxisme appliqué à son essai. Il entend par cela partir d'hypothèses socio-économiques, d'une problématique propre aux sciences de l'homme comme l'a fait Marx. Il se considère non pas comme marxiste politique ou philosophique mais comme marxiste des sciences sociales, se basant sur des données empiriques, l'histoire et l'économie politique. M. Rodinson explique aussi que son travail est libre des tabous qui encerclent l'Islam, à la différence des penseurs des pays musulmans, car il n'a pas d'appartenance à ce milieu. De plus, il avertit le lecteur que son travail n'est pas aussi précis qu'il le voudrait car c'est un projet ambitieux. Ces trois principes de départ posés, il peut se lancer dans la position du problème. (***)
  • Belmère-Billot Marie-Claude: Moins de poids... plus de moi
    Résumé Le problème du poids représente une des préoccupations majeures en santé publique à travers le monde. L'obésité est devenue l'ennemie numéro un. Le corps médical a mis en place différentes stratégies préventives et interventionnistes qui ont des incidences surtout économiques. Mais qui s'occupe de l'individu, de son histoire, de son potentiel, de ses souffrances et de ses besoins ? Privilégiant une approche axée sur la personne, l'auteure témoigne de son expérience auprès de milliers de patients voulant perdre du poids. Par un pourquoi, un qui et un comment, elle souligne l'importance de s'identifier, de se respecter et non d'attendre une identité respectable de son amaigrissement. Elle exhorte le public à choisir un thérapeute non seulement pour ses compétences professionnelles, mais aussi pour ses compétences humaines et sa capacité à relativiser le pouvoir médical afin d'éviter d'être manipulé au nom de la prévention. Ce livre s'adresse tant aux patients qu'aux thérapeutes. Les patients s'y retrouveront avec beaucoup d'aisance et seront invités à entreprendre une démarche sur eux-mêmes avant tout. Quant aux thérapeutes, ils pourront y puiser des éléments de réflexion afin d'enrichir leur pratique professionnelle. Un régime est la meilleure façon de prendre du poids. Par contre, une démarche sur soi, sur ses forces, sur ses passions, sur ses blessures, sur ses manques, ne serait-ce pas une meilleure façon d'exister ? Biographie Depuis près de 20 ans, Marie-Claude Belmère-Billot pratique à Toulouse comme médecin endocrinologue nutritionniste, hypnothérapeute ericksonnienne et praticienne EMDR. Elle a rencontré plusieurs milliers de patients souffrant de problèmes de poids de tout genre. Elle nous fait partager l'expertise qu'elle a développée grâce aux liens étroits qu'elle a tissés dans l'accompagnement thérapeutique des personnes venues la consulter. Elle donne des conférences, des formations et des séminaires en France et au Québec. (*****)
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30 décembre 2005

L'ordre des médecins... un bref historique

L'ère des corporations

  • Dans le monde antique, existaient des « collèges de gens de métiers ».
    • Ce furent les « Hétairies » en Grèce, les « Collegia » à Rome. Ces pratiques se répandirent dans la Gaule romaine et donnèrent à Nîmes des associations de Medici et d'Unctores. Grâce à une cotisation, ces collèges procuraient à leurs membres un secours dans l'adversité et assuraient les frais de funérailles.
  • Le Moyen-Âge est marqué par les corporations. Toute la période du haut Moyen-âge est une zone d'ombre. Il est certain que des coutumes ont perduré de générations en générations. Les plus anciennes ordonnances royales n'ont fait que les ratifier, sans pour autant faire référence à l'Antiquité.
    • Au XII° siècle, avec l'apparition des communes (donc des chartes) que l'on voit naître les premières associations : ce sont les « confréries ».
      • Instituées d'abord sous forme de confréries de dévotion, elles font appel à un esprit religieux, que vient renforcer la notion de serment, (avec toute l'importance que lui accorde le Moyen-âge).
      • Puis la confrérie devient une société de secours mutuels (y compris et surtout pour l'Au-Delà).
      • Enfin, elle s'adjoint un rôle de défense des intérêts de la profession, c'est-à-dire un aspect syndical.
        • Ces confréries se sont formées spontanément, sans contribution des pouvoirs publics. Mais devant les conséquences économiques ou morales de leur développement, les ordonnances royales ont cherché à les contrôler, en leur imposant des statuts (on parle alors de jurandes).
        • C'est ainsi que, vers la fin de son règne, Saint Louis a demandé à Etienne Boileau, prévôt de Paris, de « réglementer les métiers de la capitale ». Ce fut le « livre des métiers ». En ce qui concerne les professions de santé, nous trouvons :
          • - Les médecins de robe longue.
          • - Les chirurgiens.
          • - Les barbiers.
    • Au XIII° siècle, apparition des universités de médecine.
      • Certaines furent fondées par l'autorité royale, d'autres par le pouvoir papal, comme ce fut le cas à Toulouse en 1229, après l'hérésie cathare.
        • L'université veille sur la profession, son monopole, son honneur, son indépendance.Elle veille jalousement au monopole d'exercice par des docteurs en médecine. Le port de la robe, les marques extérieures de respect, les préséances, la place dans un cortège résumaient pour elles l'indépendance de la profession.
      • Les chirurgiens se constituent en confréries religieuses, puis en corporations, qui figurent au registre des métiers d'Étienne Boileau et dépendent de la communauté des arts et métiers.
        • Les barbiers s'unirent un temps aux chirurgiens. Ce furent les collèges de chirurgiens-barbiers, ils avaient, outre le droit de saigner, celui de « panser les plaies non mortelles ».
  • Au XVIII° siècle les chirurgiens, dans l'ensemble du Royaume, furent regroupés sous le statut des chirurgiens de la communauté de Versailles et la profession fut dotée d'écoles de chirurgie, puis d'une Académie royale de chirurgie.
    • Les diverses structures que l'on groupe sous le vocable de « corporations », étaient locales, développées autour d'une faculté. Nul ne pouvait, hors leur autorisation, exercer la médecine dans leur circonscription, c'est-à-dire le ressort de la faculté.
    • En 1762, Jean Verdier publie un traité de déontologie dans lequel il passe en revue l'ensemble des règles professionnelles de l'époque. Mais son traité est aussi un appel à la réglementation. Nous pouvons y lire : « Si on jette les yeux vers l'infinité d'abus qui troublent l'exercice d'un art aussi salutaire, on sera porté à croire qu'il serait utile que la médecine connut un tribunal particulier ».
      • C'est le premier appel à la création de ce que deviendra l'ordre des médecins.
    • Les corporations par leurs pouvoirs, renforcés par la notion de serment, constituaient un État dans l'État.
      • François 1°, puis Henri III avaient essayé de les neutraliser.
      • Turgot, en 1776, voulant les supprimer, y perdit son portefeuille ministériel.
  • La Révolution française par rejet d'un corporatisme contraignant les libertés, mais aussi pour mettre fin à leurs pouvoirs, qui abolit les corporations (loi Le Chapelier des 14 et 17 août 1791).
    • Abolissant les corporations, la Révolution française a autorisé le libre exercice de la médecine par le premier venu, sans titres, sans reconnaissance officielle, sans garanties pour le malade.

L'histoire

  • Après 1791 et la disparition des corporations, la profession médicale demandait la création d'un ordre à cause des problèmes de charlatanisme (cf. J. Léonard ,"La vie quotidienne des médecins en France au XIX°siécle" Hachette,1977). Mais comme ses chirurgiens innovaient sur les champs de bataille, Napoléon -qui avait créé l'Ordre des avocats- n'avait pas jugé bon de codifier les progrés médicaux balbutiants.
  • La création de l'Ordre des Médecins fut proposée en 1845 et votée par la chambre des Pairs en 1847... mais n'aboutit pas à cause des événements politiques.
  • Le projet réapparu en 1923 et fut adopté par l'Assemblée Nationale le 19 décembre 1933.
  • Le changement de législature de 1936 remit tout à zéro : la loi n'ayant pas été votée en deuxième lecture à l'asssemblée précédente, elle ne put être promulguée (la fin d'une Chambre des députés annule le travail qu'elle n'a pas terminer).
    • Persista alors la pratique d'un "réglement intérieur" élaboré par les syndicats en 1929... mais qui ne s'appliquait qu'aux syndiqués.
  • Après la défaite en juin 1940, les Allemands firent savoir que, faute d'être regroupés dans un organisme unique, les médecins français se verraient appliquer le régime médical allemand rodé depuis Bismark. Aussi, en urgence, la loi de création de l'Ordre des Médecins fut promulguée le 07/10/1940.
    • Elle comportait une nomination de ses membres par le gouvernement.
      • Les Allemands exigeant le nom d'un responsable de tous les médecins sous 48 h, le Pr Leriche fut nommé président (Il en raconte les péripéties dans "Souvenirs de ma vie morte", Le Seuil, 1956).
    • La "nomination" fut remplacée en 1942 par l'élection des conseillers par les médecins.
      • Il fut dit en ces temps là que cette modification avait pour but d'éviter la main mise des autorités d'occupation sur la profession. Pour corroborer cette assertion, nous savons qu'un télégramme fut adressé le 08/07/1944 à tous les médecins, par le Dr Portes, Président de l'Ordre. Ce télégramme rappellait que le secret médical était absolu (au moment ou les occupants prétendaient imposer aux médecins l'obligation de dénoncer les blessés du maquis). Ce télégramme était un argument officiel pour tout médecin isolé et tous s'y référèrent. Certains d'ailleurs, furent déportés ou fusillés pour avoir gardé leur secret sur des maquisards.
  • Le 27/08/1944 à la fin de la guerre, l'Ordre est dissous.
  • Le 11/12/1944 un Ordre provisoire est créé.
  • Le 24/09/1945 une ordonnance signée par M. Billioux, ministre communiste du gouvernement du Général de Gaulle crée l'Ordre des Médecins actuel.
    • Cette ordonnance donne pour mission à l'Ordre des Médecins de "veiller au maintien des principes de moralité, de probité et de dévouement indispensables à l'exercice de la médecine et à l'observation par tous ses membres des devoirs professionnels et des règles édictées par le code de déontologie".
      • La rédaction du code de déontologie fut réalisée en utilisant une banque de données établie par un médecin qui tout au long de sa carrière avait collationné les cas de jurisprudence déontologique.
    • L'ordre des médecins est un organisme privé, financé par les seules cotisations de ses membres et assume une mission de service public.
  • En 1968 l'explosion sociale a retenti sur l'Ordre qui fut soumis à des remous variés.
  • En 1975 eurent lieu des assises nationales (suite aux prises de position rétrogrades du Président de l'Ordre, contestées par la profession). Elles ont débouché sur le code de déontolgie de1979 (moins corporatiste) et sur une orientation différente de l'ordre plus axé sur les relations avec les usagers, la prise en compte des intérêts des médecins étant dévolue aux syndicats.
  • En 1984, le rapport Luchaire à apporté des éléments nouveaux.
  • Le code de déontologie actuel date de septembre 1995 et est accessible sur le site web de l'ordre http://www.ordmed.org/

Rôle de l'Ordre des Médecins en bref...

  • Les conseillers sont bénévoles.
  • Le rôle administratif est, actuellement, surtout centré sur les contrats ( entre médecins, entre médecins et cliniques ou organismes divers).
    • Un contrat est toujours parfait quand on le signe et qu'il devient toujours litigieux quand il y a mésentente. L'avis que donne l'ordre sur certaines clauses du contrat avant sa signature est toujours précieux.
    • Les autres "prestations" vont de la licence de remplacement à la participation aux multiples commisions médico-socio-économiques.
  • Son rôle disciplinaire au niveau départemental est celui des anciens "juge de paix": essayer de concilier les parties.
    • médiateur et conciliateur dans les litiges qui peuvent opposer certains malades à des médecins.
    • modérateur dans les oppositions des parties médicales dont la confraternité émergeant en public cache souvent une masse immergée de "coutellerie" variée (utilisée pour satisfaire des désirs d'argent ou de gloire).
    • Toute affaire grave est transmise, après avis, au conseeil régional ou siège - avec voix consultative - un magistrat.
  • Les autres activités confraternelles sont celles d'entraide et de conseil.

02 décembre 2005

Je suis donc... j'apprends.

« J'apprends... donc je suis » ne prends pas de rides !

  • L'étude de la neurophysiologie cérébrale souligne le fait que nous sommes "nés pour apprendre" et que le rôle "des autres" est de nous révéler notre propre potentiel d'apprentissage, c'est-à-dire les potentialités de mise en relation que nous possédons en tant qu'être vivant... avant même de naître.

  • À partir de là, deux scénarios d'identité sociale sont envisageables selon les atouts ou handicaps sociaux et psychologiques de chacun : celui de l'homme en miettes qui s'enferme dans un savoir : "enfoncez-vous ça dans la tête"; celui de l'homme polymorphe qui trouve son identité dans la multiplicité des rôles et le renouvellement continu, profite des situations même contradictoires pour apprendre et augmenter son autonomie.

    • La lecture de livres divers et notamment ceux d'Hélène Trocmé-Fabre, universitaire rochelaise, cités dans la bibliographie ont largement servi pour réaliser cette chronique.

 

  • De nos jours, l'évolution des sciences et des techniques donne une grille de lecture du monde changeante, on comprend mieux l'avertissement d'Alvir Toffler : « l'illettré de demain ne sera pas celui qui n'a pas appris à lire, mais celui qui n'aura pas appris à apprendre » (La Troisième vague, Gallimard, 1988).

    • Les nouvelles technologies rejettent actuellement ceux qui sont dans la deuxième partie de leur vie professionnelle si la formation continue en entreprise ou la capacité à apprendre seul, n'a pas été mise en oeuvre. Ils sont professionnellement vieux à 40/45 ans.

      • Alors qu'ils restent hautement compétents s'ils ont appris à apprendre car leurs savoir-faire techniques sont nécessaires à la réussite de l'application des technologies nouvelles (automatisation, informatisation).

 

  • « La véritable formation aujourd'hui consiste à « apprendre à lire le livre de l'environnement, le livre des autres et le livre de soi-même ». Et à la faire et la refaire sans cesse, même (et surtout) par ceux qui se disent et pensent être des "docteurs és...".»

 

  • Plusieurs logiques coexistent dans l'Univers ou nous habitons. Pour comprendre la personne dans son itinéraire, pour la suivre dans son parcours de vie, pendant lequel elle se construit, instant après instant, jusqu'à la mort, nous avons besoin d'interroger la vie, d'entendre et de suivre les leçons de la "logique du vivant" F. Jacob.

    • Cette logique du vivant recouvre plusieurs logiques, celles des différents cycles qui ont contribué à faire de nous des homo sapiens, au cerveau pluriel, triple et unique à la fois.

Elle introduit tout naturellement les concepts d'évolution et de structuration. Elle les place au coeur de notre apprentissage, car il s'agit bien d'organisation :

      • organiser l'interaction de la personne et de l'environnement ;

      • organiser l'interaction de la personne avec elle-même et avec les autres ;

      • organiser l'interaction de la pensée et de l'action, l'interaction des émotions et de la pensée, etc...

 

  • « Parler de " structuration ", c'est :

    • souligner que l'acte d'apprendre interpelle l'organisme dans sa totalité.

    • rappeler qu'apprendre est un processus de transformation.

    • insister sur le fait que l'acte d'apprendre remplit aussi une fonction de croissance et de développement.

    • rappeler qu'apprendre intervient dans la durée.

 

  • L'acte d'apprendre assure la continuité, s'inscrit dans l'histoire de la personne qui n'est que le fruit de ses "apprentissages biographiques".Les étapes correspondent aux endroits et aux moments favorables ou s'actualise la potentialité de la personne.

    • Les deux mots "actualisation" et "potentialisation" sont inséparables. Ils représentent notre réalité d'êtres vivants, celle de nos oscillations entre deux polarités et la loi naturelle à laquelle nous sommes soumis, et qui, lorsqu'elle est inconnue ou ignorée, est à la source de bien des erreurs de prise en charge....»

 

  • « Les grandes leçons de la logique du vivant, des sciences de la nature et de la systémique, permettent de repérer dix mots-clés, qui représentent le fonctionnement de base de notre cerveau en tant que "structure apprenante". Les dix actes fondamentaux de la vie cérébrale et mentale sont les verbes contextualiser, décoder, sélectionner, s'auto-structurer, décider, adapter, échanger, comprendre, intégrer et communiquer.

    • Ces mots-clés marquent les dix étapes que nous franchissons lorsque nous "apprenons", en interaction avec l'environnement, en obéissant à la triple loi de fonctionnement des systèmes : régulation. adaptation, évolution.

    • À ces dix actes correspondent les aptitudes de base, des savoir-faire biographiques qui s'inscrivent dans notre histoire individuelle, dans un ordre logique : celui de l'évolution, de la croissance, du développement du vivant. »

 

La relation soignant-soigné : une progression vers l'autonomie

  • La relation soignant-soigné ne peut rester figée dans un seul type d'échange, comme c'est le cas trop souvent (le soignant qui n'a reçu qu'une formation instrumentale axée sur l'hygiène, bute sur les comportements adaptés pour des soins de santé).

    • Le soigné exprime souvent, de façon pressante, la demande de soin-médicament... Il pratique en quelque sorte, "la vente forcée" , "vends-moi ton savoir" dit-il au soignant.

    • Ou bien, à l'inverse on observe des pratiques "d'achat forcé", lorsque le soignant, soucieux d'être efficace dans sa fonction "apostolique" (Balint), apporte des réponses à des questions qui n'ont pas encore été posées... ni même conçues par le soigné.

  • S'il n'est pas question d'ignorer ce qui sous-tend la demande de soins-médicaments chez le soigné (notre cerveau a besoin d'automatismes qui le rassurent, de rites...) il s'agit, pourtant, d'éviter avec vigilance les multiples risques d'enfermement dans la maladie, dans l'existant, le déterminé..., tout ce qui s'oppose à la vocation du vivant d'être innovant et "en devenir".

  • Un projet éducationnel ne peut réussir que si tous les partenaires y contribuent et en retirent un bénéfice.

    • Il est la résultante des interréactions entre tous les partenaires. Le travail centré sur la tâche au lieu de la personne, ou taylorisation, conduit à l'échec.

    • La relation est à établir dans une progression vers l'échange, ou chacun émet et reçoit, pour que se réalise l'oeuvre commune.

      • Le rôle du soignant est donc d'accompagner la personne dans sa découverte de l'environnement, de ses propres capacités d'échange avec cet environnement ; dans son parcours vers l'autonomie, c'est-à-dire, vers le moment ou il sera capable de se gérer lui-même.

      • Cela implique de travailler sur le long terme, de comprendre qu'au-delà de nos actions quotidiennes, qu'en amont de tout objectif, il y a notre représentation de la finalité (un point d'appui, un "pourquoi", une philosophie du projet) qui appartient au long terme et qui constitue une référence durable à laquelle, malgré leurs différences, il est possible aux différents acteurs d'adhérer et donc de communiquer dans son sens étymologique : construire ensemble.

      • Mais l'autonomie ne se donne pas, elle se prend. Le soignant ne peut mener la personne qu'au seuil de son autonomie, c'est-à-dire au seuil d'elle-même. L'accompagnement doit s'organiser vers ce but, et le soignant doit savoir ne pas aller trop loin : aider mais ne pas faire à la place. La compréhension, l'intégration, et la communication, dans le sens le plus large, appartiennent à la personne et échappent au soignant.

  • Toute personne une fois hospitalisée vit une expérience, fait un apprentissage biographique nouveau. Que ressent-elle ? La modification de l'espace et du temps...

 

    • « La santé se définit positivement - par opposition à la simple absence de maladie - comme un équilibre dynamique qui témoigne de la capacité de la personne à s'adapter physiquement, mentalement, socialement, spirituellement à son milieu et à modifier ce milieu en vue de promouvoir son bien-être.»

 

    • La maladie vue à partir de cette définition... un "équilibre dynamique" : jamais acquis, comme la marche...

      • La maladie : l'équilibre est rompu... « Il est tombé malade"

      • il a perdu l'équilibre... la "capacité à s'adapter" physiquement, mentalement, socialement, spirituellement à son milieu.

    • La personne malade devient « inadaptée". Qui peut se dire en pleine santé ? Les frontières ne sont pas toujours aussi nettes.

 

    • La personne malade perd la "capacité à modifier ce milieu en vue de promouvoir son bien-être."

      • La personne malade ne modifie plus rien ou pas grand chose.

      • C'est elle qui est modifiée dans les racines de son humanité du fait de son hospitalisation qui modifie son territoire de vie et la gestion de son temps.

    • La maladie et l'espace-temps...

      • La modification de l'espace-temps touche à quelque chose d'essentiel de l'existence humaine. C'est, en effet, l'espace et le temps qui nous constituent en tant que créatures humaines.

 

  • Le TEMPS

    • La maladie arrive...

    • « C'est arrivé le ... »

      • Rupture. Coupure avec le travail la routine, le fonctionnement, l'activité... Vide que certains ne rencontrent que lorsqu'ils sont en « arrêt » de travail en arrêt-maladie, en arrêt. En stationnement sur une voie de garage...

      • Arrêt douloureux... C'est un point de repère...

    • « Avant mon opération... Après... Depuis... »

      • Quand on vous annonce ce que vous avez : l'avenir s'enroule soudain, comme un tapis qui vient vers vous...Tout se concentre sur le présent.

    • « Je vis au jour le jour... »

      • Or, vivre en adulte, c'est-pouvoir se situer dans son histoire, relire son passé afin d'anticiper sur le temps qui vient, pré-voir... voir à l'avance... Et voici que ce qui rythmait le temps se ralentit, et même s'arrête... Plus de projets. Sentiment d'être exclu de la vie normale...

    • « Je suis arrêté pour deux mois... »

      • Voie de garage, tandis que les TGV de vie normale continuent de passer. Soudain on dispose de ce qui manquait le plus auparavant : du temps...

    • « Je trouve le temps long... »

      • Commence, en effet, le temps des attentes. Le malade attend... tout : soins, repas, visites... Salles « d'attente »...

      • Le temps est long ! Soirées seul... jusqu'au silence relatif qui vous permet de vous assoupir... Et la nuit, heure après heure...

    • L'image qu'elle a d'elle-même est perturbée, voire brisée... Sensible, à vif...

    • Stoppée net, la personne malade a du temps et elle rumine : le passé défile pour se protéger, pour fuir ce présent qui l'angoisse. Et il en est qui remontent dans le passé, qui régressent...

      • La situation couchée, le nursing, les soins corporels, le fait d'être touchés, langés, nourris... beaucoup de choses les y incitent.

    • « Ça me fait du bien...»

      • D'autres cherchent à maîtriser l'avenir : ils veulent savoir ce qu'ils ont, ce qu'on va leur faire, le pronostic... Incertitude : curable ? Séquelles ?

    • Comme pour se repérer dans leur histoire, dans « Cette sale histoire...», les personnes malades racontent, reprennent pour la nième fois le récit de ce qui leur est arrivé.

    • Immense besoin d'être écouté. Longuement... parce que les repères du temps sont bouleversés.

 

  • L'ESPACE

    • Lui aussi se rétrécit : l'homme en bonne santé se déplace, va où il veut, fait ce qu'il veut, évite qui il veut...

    • À l'hôpital : livré à l'équipe soignante... À la merci des visites... Bloqué dans une chambre. Expérience carcérale (vêtements) ... Coincé, lié par les perfusions, sondes... En marge de la vie qui continue au-delà des fenêtres... Exclu... (Importance du téléphone, cordon ombilical qui relie à la vie.)

      • L'espace peut encore se rétrécir et se limiter au lit : vivre couché, sur ce carré de drap avec une alèse en caoutchouc. Dépendances : sonner pour avoir le bassin, parce qu'un objet est tombé par terre...

    • Espace réduit à son corps : on est son corps, toujours présent. Expérience du corps dépouillé de ses vêtements pour l'opération, par exemple... Exposé au regard de tous... Dans cet espace réduit aux ultimes limites : expérience de la solitude... Que ce soit seul dans une chambre, ou à 2 ou 3 !

    • On est seul devant ce qui vous arrive, devant son avenir...

      • Découverte de sa précarité : on n'est seulement un parmi d'autres, quelque part... « Je suis mortel... » car la maladie est toujours signe avant coureur de la mort où le temps s'arrête.

    • « Mourir c'est sortir de l'espace et du temps... » Deschamp

Comment la personne va-t-elle " apprendre " l'institution ?

  • La première étape sera son aptitude à " savoir-observer " : utiliser ses capteurs sensoriels, ses yeux, ses oreilles, son corps pour repérer le monde qui l'entoure et être en mesure de "contextualiser".

    • À ce niveau, le terrain d'apprentissage sera tout ce qui lui permet d'entrer en relation avec le monde physique : les formes, les couleurs, les dimensions, les textures, les distances, les sons, les odeurs, les goûts, les associations, les relations, les nuances....et les combinaisons de toutes sortes.

 

  • La deuxième étape sera de savoir reconnaître les normes du contexte dans lequel elle vit : savoir lire la complexité des autres et des lieux.

 

  • La troisième étape sera une étape d'organisation : savoir-comparer, trier, classer, sélectionner...

    • Notre cerveau est une structure anatomiquement et physiologiquement sélective : il est fait pour choisir. Il faut entretenir cette aptitude et cette fonction ...

    • À l'opposé, "l'hypertrophie du savoir-organiser " résulte dans l'organisation à outrance, une généralisation tout aussi réductrice... puisqu'elle nie la diversité du vivant. C'est ce que dénonçait Flaubert lorsqu'il parlait de notre « rage de conclure».

 

  • La personne a besoin d'ancrer les connaissances qu'elle a recueillies dans sa propre expérience, c'est la quatrième étape.

    • Personne d'autre qu'elle ne peut apprendre à sa place, ni comprendre, ni rattacher ce qu'elle vient d'apprendre à ce qu'elle sait déjà. C'est à elle qu'il revient de créer du sens, de s'auto-structurer.

    • Cette étape est celle du savoir-interpréter : savoir donner un sens à partir de ce qu'on est, de ce qu'on a été, de ce qu'on veut être.

    • C'est l'espace-temps nécessaire pour faire émerger le sens.

 

  • Ces quatre étapes permettent le couplage de la personne à l'environnement. Les suivantes permettront à la personne de s'approprier ses découvertes, ses nouvelles connaissances.

 

  • Ensuite viendra l'appropriation et la décision de choix, la création. Créer dans la perspective d'échanger, entrer en relation.

 

  • Les pièges à éviter à ce niveau sont les nombreuses manifestations de l'axe donner-recevoir : trop donner sans recevoir, ou, au contraire, trop recevoir sans donner

 

  • Pour F. Jacob, l'organisme qui gagne en autonomie doit étendre ses échanges avec le dehors, et il faut, pour cela, que se développent non seulement les structures qui lient l'organisme à son milieu, mais aussi les interactions qui coordonnent les constituants de "l'organisme". L'autonomie se construit donc par un travail en-dehors et au-dedans.

  • L'autonomie de la personne se manifeste, se structure par trois savoir-faire qui sont, hors de portée du soignant.

    • - le "savoir-comprendre", c'est-à-dire la capacité à entrer en relation, à construire l'échange, à réfléchir, à renvoyer l'image, à entrer en résonance ;

    • - le "savoir-intégrer", c'est-a-dire accueillir, englober, ce qui exige un sens profond de l'ensemble, de la globalité du réel, quel qu'il soit, et du temps favorable, du moment juste ;

    • - le "savoir-communiquer", qui représente le savoir-Être avec une majuscule.

    • Seule la personne est aux commandes. « Si je ne suis pas moi, qui le sera ? » Hillel l'Ancien.

Mettre en place les étapes de l'accompagnement de la vie

  • Les nombreux projets " d'humanisation des locaux ", qui ont pourtant mobilisé beaucoup de moyens ont échoué. Ils ont échoué car aucune réponse n'avait été faite concernant la finalité : " humaniser les soins ".

    • Car nous sommes nés pour apprendre ; absorber des médicaments n'est qu'un épiphénomène.

 

  • Les solutions à court et moyen terme ont besoin, pour durer, d'un axe, d'un souffle, d'un "long terme", sur lequel se structurer.

 

  • Mettre en place les étapes de l'accompagnement nécessite que les différents partenaires s'interrogent sur leur propre finalité et qu'ils renouvellent (qu'ils "déblaient") leurs concepts de base : apprendre, comprendre, évaluer, réguler, adapter, structurer. aider...

    • Ceci nous mène à une interrogation au sujet de notre propre système de représentation et de notre propre système de valeurs.

      • Que nous en soyons conscients ou non, que nous acceptions l'idée ou non, nous nous appuyons constamment sur notre propre vision du monde et de l'homme.

 

  • Les difficultés viennent souvent de ce que nous ne pouvons pas faire l'économie de la réalité : celle-ci à qui nous nous adressons est, comme nous, un être en devenir. C'est-à-dire en marche.

    • Cela signifie que les différents acteurs soignants doivent, pour atteindre et maintenir leur équilibre, obéir aux lois des systèmes : la personne soignée, le soignant, l'institution... ont constamment à résoudre des problèmes de régulation, d'adaptation et d'évolution. L'un des tout premiers rôles à remplir par les partenaires est donc de comprendre que l'on ne peut rien guérir, on ne peut que donner les moyens d'apprendre jusqu'au bout de la vie.

    • Les soignants ont un rôle de médiation, mais l'escalade de la vitesse et l'exigence de l'immédiateté, du résultat tangible, visible, mesurable... laissent bien peu de place à l'intervalle, à la transition, à la prise de recul, à l'anticipation, à l'objectivation, au questionnement. Deux axes sont indispensables pour construire la médiation : l'aménagement du temps et l'aménagement de l'accompagnement.

  • Les temps à aménager n'ont pas grand-chose à voir avec le temps de l'horloge... C'est d'un autre temps qu'il s'agit. Le temps dont il s'agit ici, c'est le temps juste, le moment favorable. Il serait plus exact, d'ailleurs, de parler de durée, car la notion de durée recouvre, mieux que la notion de temps, la temporalité du vivant, la vitesse métabolique de nos cellules. La durée n'a rien a voir avec la vitesse technologique de notre civilisation contemporaine. Elle est l'une des composantes de la cellule.

 

  • « Nous sommes durées. Nous sommes mémoires. Nous sommes pluriels. » H. Trocmé-Fabre

  • Aménager l'accompagnement

 

    • L'aménagement des différentes durées nécessite un accompagnement. Il se construit autour d'une idée claire de la réalité de l'Autre.

      • La réalité de l'Autre, c'est son besoin vital de se construire lui-même, dans sa propre durée et dans son besoin d'être confirmé et rassuré pendant son itinéraire, vers son projet.

    • Le soignant a besoin d'avoir une bonne connaissance des écueils à éviter : insuffisance de savoir-faire, ou, au contraire, excès.

      • Nous nous imaginons que nous pouvons "prendre l'information", la transmettre, la recevoir comme un objet extérieur à nous, éternellement le même, ayant la même valeur pour tous, à tout moment !

      • Cette attitude face à l'information fait de terribles ravages dans nos relations de communication et d'apprentissage....

      • Emballements et déséquilibres de notre axe "donner- recevoir".

        • Trop donner sans recevoir, ou, au contraire, trop recevoir sans donner. Ce déséquilibre est flagrant dans certaines pratiques qui apportent une très grande quantité d'information et ne laissent pas le temps d'intégration, de réaction, d'expression.

 

    • Il revient au soignant d'engager la personne à pratiquer, inlassablement, son potentiel à découvrir et les moyens de l'actualiser...

    • Si le questionnement est la véritable sève du savoir-apprendre, les soignants ne peuvent en faire l'économie pour leur propre parcours...

      • Pas plus qu'ils ne peuvent ignorer que le facteur essentiel au bon fonctionnement de l'apprentissage est l'affectivité, véritable moteur de notre système vivant.

01 décembre 2005

Les préférences cérébrales

Avoir une "préférence" sous entend qu'on utilise le tout mais qu'on choisit plus facilement une solution plutôt qu'une autre : nous avons une préférence pour la main droite - ou la gauche - mais nous utilisons les deux mains. Et nous pouvons changer de préférence.

Ce que nous savons pour la main - car nous pouvons le vérifier de nos propres yeux - nous avons de la difficulté à le concevoir pour notre fonctionnement cérébral avec ses deux hémisphères, droit et gauche. Or, c'est important de le savoir car on ne pense pas de la même façon suivant qu'on utilise l'hémisphère droit ou gauche.

On utilise tout le cerveau mais on choisit spontanément une façon plutôt qu'une autre pour aborder les problèmes : c'est cela la "préférence" cérébrale. Ce n'est pas un jugement de valeur sur l'intelligence.

APPROCHE HORIZONTALE : CERVEAU GAUCHE - CERVEAU DROIT

Anatomiquement : hémisphère gauche - hémisphère droit

  • Quand on travaille on s'aperçoit que la façon de procéder des collègues pour résoudre un problème varie : l'un s'y prend méthodiquement, un autre semble un peu pagaille. Et pourtant, à la fin, les deux sont arrivés au résultat escompté.La solution du problème a été trouvée par le cerveau tout entier, mais le problème a été abordé selon deux modalités différentes : l'un a plutôt utilisé son cerveau gauche, l'autre a plutôt utilisé son cerveau droit. L'un a analysé le problème et en a déduit la solution, l'autre a vu le problème et en a trouvé la solution.

    • On dit d'une personne "elle utilise de préférence son cerveau gauche" si elle aime les chiffres, si elle à l'habitude de raisonner logiquement, d'être précise dans l'analyse, la planification, l'organisation stricte.

    • Tandis que la personne dont on dit " elle a une préférence cerveau droit" est celle qui a une façon globale de voir les choses, qui manie les idées comme elles viennent plutôt que de chercher un plan précis. Elle invente, est créative, prend des initiatives, à le goût du contact avec les autres, sent globalement les situations.

  • Les deux façons de voir les problèmes étant différentes, vous comprenez bien que la personne de type cerveau gauche préfère être en relation avec une personne elle aussi cerveau gauche, car elle est tout de suite en phase et "le courant passe". Une personne qui aura une préférence pour voir les problèmes globalement, par contre, trouvera "barbant" le type cerveau gauche, ses chiffres, etc.

    • Aussi lors d'une réunion lorsque le conférencier ne montre que des transparents qui alignent des chiffres et des statistiques vous avez des gens qui suivent ravis mais d'autres qui s'ennuient, discutent entre eux ou, comble du "bide" pour le conférencier, s'endorment.

    • A l'inverse si le conférencier passe d'une idée à l'autre, emploie des images pour faire comprendre une idée (métaphores), s'éloigne du sujet puis y revient, est un peu pagaille, ceux qui aiment la logique auront des difficultés à suivre.

    • Conséquence pratique : alors qu'on explique une chose qui parait évidente, l'interlocuteur aura peut-être des difficultés à comprendre, car on ne l'aura pas exposé selon sa façon de penser. Il est donc important de connaître les préférences cérébrales de son interlocuteur afin de lui exposer le problème dans le cadre de ses préférences pour que la communication passe facilement. Quand il vous dit "Je n'ai pas compris, qu'est-ce que tu veux dire", changez de type de présentation : sa préférence cérébrale n'est pas la vôtre.

      • Dans le cadre d'une réunion il faut exposer les problèmes selon une logique cerveau gauche (des chiffres, des transparents) puis selon une vision cerveau droit (exemples concrets, comparaison départ-arrivée, vision du futur) pour intéresser tout le public.

QU'EST-CE QU'ON PEUT EN TIRER DANS LA VIE QUOTIDIENNE ?

  • Supposons que vous ayez à aller voir le directeur, ou un cadre, ou le chef de service pour lui exposer un problème. Vous allez devoir communiquer vos idées. Avant d'y aller vous devez vous poser la question de savoir si cette personne préfère aborder les problèmes en cerveau gauche (analyse, logique, planifiée) ou droit (à bâtons rompus). Ceci afin d'avoir le maximum de chance de le convaincre sans l'ennuyer.

  • Supposons que vous ayez conclu après cette analyse que votre interlocuteur avait une préférence cerveau gauche (CG) et que vous, vous avez une préférence de type cerveau droit (CD). S'il est CG c'est un type très logique qui aime aborder les choses dans l'ordre, classées ...etc. Vous, CD, vous êtes émotif, vos idées se bousculent dans votre tête tellement vous en avez et vous ne savez pas comment vous allez vous y prendre pour aborder la discussion. Si vous discutiez à bâtons rompus, cela vous mettrait à l'aise. Oui mais hélas, ce n'est pas son genre !

    • Que faire ?

      • Avant d'aller voir votre interlocuteur vous allez écrire. Écrire comme ça vous vient dans un premier temps, sans plan, au feeling ; puis vous allez relire et mettre de l'ordre dans tout ça, comme vous faisiez à l'école. Et vous classez (vous utilisez votre CG) afin de voir ce qu'il faut mettre en premier...etc. Une fois que votre exposé est logique, clair, précis il vous reste encore à enlever ce qui est inutile. En effet, un "cerveau gauche" aime ce qui est "net, clair et précis".

        • Il aime ce qui est "net" donc il vous faut une présentation impeccable : tapez-le (au Mac de préférence car vous pourrez corriger sans refaire et ne râlez pas devant les difficultés de frappe : c'est du temps gagné pour l'entretien).

      • Lorsque vous aborderez votre entretien vous allez dire à votre interlocuteur "Je vous ai fait un résumé". Et lui, ravi (car vous n'êtes pas le seul entretien du jour) dira "vous m'avez fait un résumé, c'est très bien". Et il se mettra à le lire. Ce début d'entretien que vous redoutiez sera lancé, vos craintes s'estomperont car c'est lui qui lancera le débat en fonction de sa préférence cérébrale et vous pourrez répondre en étant sûr de ne pas le lasser.

 

o Prenons le cas inverse : vous utilisez préférentiellement votre cerveau gauche et vous vous adressez à une personne qui fonctionne en cerveau droit.

Vous vous étonnez que votre interlocuteur aime à parler à bâtons rompus de choses et d'autres, et ça vous irrite. Vous, vous aimez ce qui est court, logique et précis. Pourtant, laissez parler la personne et calmez votre agacement en relevant toutes les idées qu'il développe ; en les classant par ordre (CG).
L'interlocuteur sera ravi quand, vers la fin de l'entretien, vous lui ferez un récapitulatif ordonné de ses dires "Si j'ai bien compris ...etc." Il sera ravi qu'on ait mis ses idées en ordre et qu'il y ait un plan.

    • Un conseil, laissez-le vagabonder hors sujet (ne le ramenez pas au sujet trop vite), car il adore parler... mais sautez sur une fin de monologue pour revenir à ce qui vous intéresse afin de ne pas ressortir sans solution à votre problème3.

 

  • Vous trouverez peu de Directeur, de Cadre qui soient de préférence "cerveau droit", car la sélection en France et la pratique de l'administration développe la préférence "cerveau gauche".

 

  • Les études privilégient le développement de la préférence gauche... depuis Napoléon. Mais le développement d'une préférence est secondaire surtout à la gymnastique cérébrale "obligée" du quotidien professionnel.

  • On utilise tout le cerveau mais on choisit spontanément une façon plutôt qu'une autre pour aborder les problèmes : c'est cela la "préférence" cérébrale. Ce n'est pas un jugement de valeur sur l'intelligence.

OUI MAIS... nous avons trois couches cérébrales empilées : le tronc cérébral, le cerveau limbique et le cortex. Que sont ces structures, et comment leur fonctionnement est-il compatible avec celui du cortex ?

APPROCHE VERTICALE : LES TROIS COUCHES CÉRÉBRALES

Anatomiquement : tronc cérébral - cerveau limbique - hémisphères cérébraux

 

Ces trois couches cérébrales empilées correspondent à une chose étonnante : nous avons en nous toute l'histoire de l'évolution de l'humanité.

  • D'abord le tronc cérébral, dit cerveau archaïque ou reptilien car il correspond au début de l'humanité au temps des premiers animaux qui, sortant de l'eau, se sont essayés à respirer : les reptiles. Qui n'aime pas être lézard au soleil ? Comme le lézard si on le tracasse se cache dans un trou du mur, qui n'aime pas avoir son coin à lui où se réfugier lorsqu'on l'agace ? Le lézard fuit devant le danger mais si on lui marche sur la queue il se retourne et mord : que faites-vous si on vous marche sur les pieds ? Le cerveau reptilien c'est le cerveau des habitudes et de la survie : équilibre biologique certes mais aussi survie psychologique. Quand on n'a "plus rien à perdre", quand on est "poussé à bout", il sort. Et les paroles mordent : les mots causent des maux. Il faut donc faire attention à ne pas faire sortir le serpent de l'autre et à ne pas être soi-même serpent mortel pour les autres. En somme, dans le relationnel : ne pas être "une langue de vipère", "ne pas aller trop loin", "ne pas pousser à bout" ; mais être d'une prudence empathique pour éviter l'irrémédiable . L'idéal dans les inter relations c'est de pouvoir dire "il n'y a pas de lézard !"

 

  • Dans l'histoire de l'évolution le reptile a évolué et est devenu mammifère. L'évolution s'est faite par l'adjonction d'une couche cérébrale au-dessus du cerveau reptilien : le cerveau dit "mammifère", ou cerveau limbique. C'est le cerveau des mémoires, dont la mémoire des émotions (plaisir, récompense, punition, inhibition de l'action).Le limbique, c'est le cerveau qui filtre les informations données par les organes des sens : si on est intéressé la mémorisation a lieu, sinon l'information est oubliée. Son activation est capitale en pédagogie. Ce cerveau naît cablé, mais presque nu à la naissance. Durant les trois premiers mois et les trois premiers ans il va mémoriser toutes les idées, tous les comportements de sa tribu, dont la mère est le centre, et agir en conformité. Progressivement va se créer un type culturel (français, sénégalais, japonais) et un langage du corps.
    L'adulte ne sait pas d'où viennent les idées qui dirigent son comportement dans la vie : elles font partie de lui et, hors réflexion, il ne les discute pas. Elles sont vraies. Il est né avec (personne ne se rappelle la période de 0 à 2/3 ans). Ce sont "les idées reçues".
    Le cerveau mammifère donne la touche émotionnelle à notre expression verbale et non verbale, à l'expression de notre visage. Il comporte aussi des faisceaux nerveux du plaisir, de la punition, de la récompense . Nous avons tous un coté chat : nous aimons tous les compliments, les félicitations, être reconnu. La dose quotidienne de "caresses" symboliques dont nous avons besoin est variable pour chacun de nous.
    Chats certes, mais il en est certain qui ont un coté cheval : ils se cabrent systématiquement. Or, un cheval sent de suite si le cavalier a peur ou non. Avec le cheval, posez clairement les conditions de votre collaboration.On peut continuer ainsi avec la mule, le renard rusé... et autres expressions du langage courant : si la notion du triple cerveau est récente, l'observation des comportements a commencé au néolithique, lors du passage à la sédentarité des tribus. Les comparaisons se faisant avec les mammifères du monde environnant.

Il a été formulé quelques lois concernant le cerveau limbique :

- 1° loi : comme les animaux ne parlent pas, ce n'est pas par le raisonnement qu'on emportera l'adhésion : c'est en agissant.

On n'arrange pas les choses avec des beaux discours : c'est en prouvant sur le terrain qu'on touchera le cerveau de l'autre.

- 2° loi : le cerveau mammifère rumine ; les gens ruminent les idées et se souviennent.

Et ils se souviennent en particulier du premier contact : l'accueil du nouveau est donc primordial. Tout le temps passé pour l'accueillir (montrer, expliquer, proposer de l'aide, donner des tuyaux) est du temps gagné pour la coopération à venir. Son cerveau mammifère se souviendra longtemps de la sympathie qu'on lui a manifesté. Dès le premier jour, lorsqu'il retournera chez lui, au volant de sa voiture, il commencera à ruminer l'accueil... qu'il ruminera encore lorsque sa famille lui demandera "Alors, comment ça c'est passé ?"

L'accueil se fait au feeling : non coincé et toutes portes ouvertes.

Je vous vois sourire : bien sûr, j'ai des progrès à faire !

- 3° loi : les informations qui arrivent par les yeux, le toucher, les oreilles parviennent au cortex par le filtre du cerveau mammifère.

Le contexte émotif entourant l'information, l'ambiance dans laquelle on la reçoit, renforcera ou inhibera le message.

Tout est filtré, sélectionné, déformé en fonction du contexte : quand "ça vous prend aux tripes" le contenu intellectuel du message s'engrange tout seul. Quand vous ruminez un souci, rien ne passe.

 

o Le troisième cerveau qui coiffe les deux autres est arrivé ensuite : le cortex avec ses deux hémisphères.

C'est le cerveau qui réfléchit : il nous fait "homme", "intelligent".

C'est le cerveau de l'adaptabilité et de la variété. C'est celui qui permet la parole, celui qui fait des analyses, qui associe les idées pour inventer...etc.

C'est aussi le cerveau qui contrôle les deux autres : il permet de maîtriser et de gérer le cerveau animal.

Mais en même temps, le cerveau animal à de l'influence sur lui. Parfois, "il faut que je me méfie de mon tempérament"

Le cortex, typique de l'être humain, est le plus important des cerveaux. Mais un cerveau "cortex" seul, pure intelligence, n'existe pas, : les trois cerveaux fonctionnent en même temps.

  • Reprenons l'exemple pris au début : rendez-vous chez le Directeur. Nous avons travaillé sur la présentation des idées, mais dans quel état émotionnel, limbique, allez-vous vous présenter ?

    • Cool ou "peur de vous faire jeter", peur de "de quoi vais-je avoir l'air" ?

    • Dans vos idées reçues un Directeur c'est quelqu'un de "sacré" ou un employé comme vous mais avec des responsabilités différentes ?

CONNAÎTRE SES PRÉFÉRENCES CÉRÉBRALES POUR MIEUX COMMUNIQUER

 

  • Un américain, Ned Herrman a étudié les fonctionnements de nombreuses personnes et a émis l'hypothèse que l'on pouvait considérer au point de vue fonctionnel le cerveau limbique comme composé de deux parties, correspondant aux deux hémisphères cérébraux. Anatomiquement le limbique est composé de nombreux noyaux mais n'est pas divisé en deux parties mais la notion cerveau limbique gauche et le cerveau limbique droit recouvre des réalités de fonctionnement.

Vous pouvez définir votre préférence et vous considérer comme :

- limbique gauche si vous êtes maître de vous, plutôt introverti, fidèle, ordonné, aimant ranger vos affaires, planifié, organisé, peut être même un peu maniaque.

- limbique droit si vous aimez les contacts humains, les relations, êtes émotif, sensible, aimant la musique, ayant le goût pour le travail en équipe, idéaliste.

Si vous ajoutez ces données à celles que nous avons vu pour les préférences corticales droite et gauche, vous avez quatre quadrants :

 

Je pense que vous avez envie de savoir quel genre de fonctionnement cérébral vous avez, quelles sont vos habitudes de fonctionnement pour traiter les problèmes.

Nous allons faire le tour du quadrant et en face de la définition du fonctionnement correspondant à cette case vous vous noterez :

- 1 : si vous utilisez souvent ce mode de fonctionnement, si vous le préférez.

- 2 : si vous utilisez ce mode de fonctionnement de temps en temps

- 3 : si vous n'aimez pas l'utiliser, si vous évitez de fonctionner ainsi.

    • CG : Aimez-vous utiliser le mode de fonctionnement logique, analytique, matheux, technique, raisonneur pour résoudre les problèmes ?

      • Entourez selon le cas : 1 = je préfère ; 2 = j'utilise ; 3 = j'évite.

    • LG : Êtes-vous quelqu'un de très contrôlé, maître de vous, plutôt introverti, fidèle, ordonné, aimant ranger vos affaires, organisé certains diront même un peu maniaque, planifié, si vous aimez l'administration...

      • Entourez : 1 = souvent ; 2 = de temps en temps ; 3 = je n'aime pas.

    • LD : Êtes-vous quelqu'un qui aime les contacts humains, les relations, émotif, sensible ; aimant la musique, le travail en équipe, qui aime les gens qui ont un idéal, pas matérialiste...

      • Entourez : 1 = souvent ; 2 = de temps en temps ; 3 = je n'aime pas.

    • CD. Si vous êtes ce qu'on appelle plein d'imagination, débordant d'idées, aimant parler avec des images, des métaphores, qui ne vous embêtez pas à voir détails, qui aimez le risque, un type créatif...

      • Entourez : 1 = je préfère ; 2 = j'utilise ; 3 = j'évite.

 

Écrivez à présent votre quarté :....................vous avez vos préférences de fonctionnement.

 

    • Exemples :

    • Si vous êtes 1.1.2.2., vous êtes du genre logique, ordonné, planificateur, sérieux, précis, peut être pas très rigolo en groupe. Avec vous c'est du solide on sait ou on va.

    • Si vous êtes 2. 2.1.1. vous êtes créatif, sensible, animateur, quelquefois risqué, un peu pagailleur et pas assez précis.

Mon quarté (fait par l'institut Herrman) est : 2.1.1.1. Je n'utilise pas préférentiellement mon cerveau gauche, je sais faire l'analyse mais ce n'est pas ma tasse de thé. Je préfère voir globalement les problèmes, créer, planifier, organiser, animer, travailler en équipe.... Je le savais déjà !

    • Essayez-vous à faire le quarté des gens qui vous entourent : cela vous permettra de mieux communiquer avec eux, car vous les aborderez selon "leur" préférence.

UTILISATION PRATIQUE

  • AIDE A LA PRISE DE DÉCISION.

 

Vous avez un problème dont vous ne voyez pas la solution : "Je ne sais pas comment faire ?"

    • Débutez par une analyse de type cortical gauche : rassemblez les faits, chiffrez, quantifiez, établissez un bon dossier.

    • Examinez ensuite le problème en passant en mode cortical droit.

      • Mais laissez passer un moment, ou la nuit qui "porte conseil" car ça mouline dans la tête durant certaines phases du sommeil.

      • Faites du cinéma : "Si je faisais ça, qu'est-ce que ça donnerait ?" Et vous voyez comme au cinéma, ce que font les gens, comment ils réagissent.

 

    • Après vous pouvez passer au mode de fonctionnement type du limbique droit.

      • Écoutez votre corps. Qu'est-ce qu'il vous dit ?

        • Le problème vous fait mal au ventre, vous en avez plein le dos, ça vous casse les pieds, ça vous fait froid ?

          • Vous allez en discuter avec d'autres. Et plutôt avec des gens qui ne sont pas de la "maison". Et là il y a de bonne chance que vous ayez quelques idées de solution, de décision possible

    • Alors arrive l'examen selon le type limbique gauche, qui va vérifier si c'est sérieux, si ça tient la route.

      • Vous vérifiez les chiffres (car le cortical gauche aime tellement les chiffres que parfois il fait de grosses bourdes), vous vérifiez les solutions, la planification....

 

    • Si ce n'est pas parfait vous recommencez au début. Vous tournez. Mais au lieu de "tourner en rond et de ruminer" vous avez maintenant une méthode constructive, efficace et qui ne vous prend pas plus de temps.

  • Les EXPOSÉS et les RÉUNIONS D'INFORMATION

- Problème : quand vous faites un exposé, une réunion, vous avez en face de vous des "quarté" différents. Or il faut que tout le monde adhère et s'intéresse à vos propos.

- Solution : durant la réunion il vous faut fonctionner selon les quatre types de fonctionnement, "marcher à quatre pattes".

Il vous faut :

    • des transparents et des chiffres pour que les CG prennent leur pied ("c'était sérieux " diront-ils à la sortie)

    • un résumé écrit et bien présenté qui ravira les LG ("Organisation parfaite" sera leur leitmotiv ) ¥

    • lancer une discussion qui permettra aux LD de donner leur avis ("C'était bien, la discussion était intéressante")

    • des dessins ainsi que de l'humour pour entraîner l'adhésion des CD à qui vous parlerez du futur ("quel talent" diront-ils).

Si vous ne faites que des transparents, les CG vont s'exciter mais les LD et les CD vont s'endormir. Si vous êtes mal organisés, si on dépasse les horaires, si les gens arrivent en retard, si ça discute beaucoup, les LG vont dire "c'est la pagaille."

Pour bien communiquer il faut utiliser toutes les fonctionnalités du cerveau. Jouer sur les quatre F (les faits, la formalisation, le feeling, le futur)

  • LES GROUPES DE TRAVAIL

    • Si vous voulez un groupe homogène, très productif où tout sera contrôlé, où ne se perdra pas en bagarre, où on ira droit au but. : réunissez des personnes ayant un quarté ou il y aura les préférences CG =1 - LD =1

    • Si vous voulez un groupe très discuteur avec beaucoup d'échanges car il faut que des idées émergent, réunissez des quarté ayant LG = 1- CD =1

    • Si vous voulez un groupe qui soit tendu mais dont il faut qu'on sorte, réunissez des préférences droite et gauche . Il va y avoir de la bagarre car certains voudront être précis et rapides, mais d'autres diront "mais il y a aussi ça comme idée" et vont reprocher aux premiers d'être "limités". Dans ce groupe là il faut un animateur pour en sortir ! Dans les précédents ce n'est pas nécessaire.

    • Si votre réunion n'a pas marché, analysez les quarté en présence !

  • GYM CERVEAU INTELLIGENTE

L'idéal serait d'avoir un quarté 1111, d'être performant dans toutes les préférences. Hélas, chacun de nous à un mode prioritaire de fonctionnement ; rares sont ceux qui sont en 1 partout.

Toutefois nous pouvons développer chacun de ces modes, simplement, en utilisant les activités de la vie quotidienne.

Comment ?

D'abord, repérer les modes de fonctionnement où on est bon... et les utiliser. Il n'y a pas de raison d'être maso!

Ensuite, profiter des occasions de la vie pour s'exercer là où on n'est pas performant :

- profitez d'une réunion pour préparer une note, être précis...si vous n'êtes pas enclin à utiliser l'analyse précise, le cerveau gauche ;

- profitez d'une occasion pour ranger, mettre de l'ordre (sans trop vous forcer toutefois pour ne pas vous dégoûter ; c'est pas une punition, c'est de la gym !)... si vous n'êtes pas performant en organisation, en limbique gauche.

- profitez d'une occasion pour aller voir une personne au lieu de lui faire un mot... si vous n'êtes pas attiré par les relations humaines, le limbique droit.

- si vous avez des difficultés à imaginer (CD), quand vous avez quelque chose à présenter laissez vous aller et inventez. Puis proposez vos idées sans les censurer de vous même. Elles ne seront pas toutes retenues ? Ca ne vous dérangera pas : vous aviez prévu dans la gym de laisser votre narcissisme au vestiaire... ce qui est un contrôle du limbique !

Comment se fait-il que nous ayons une façon de procéder plutôt qu'une autre ?

Les préférences que nous avons sont la conséquence des événements de la vie que nous avons eu à subir : ils nous ont obligé à une gymnastique naturelle qui a privilégié une approche plutôt que q'une autre.

L'idéal c'est d'être capable d'utiliser les différents modes à différents moments, selon les besoins.

Savoir qu'il existe une méthodologie pour s'y exercer est un plus, à votre façon naturelle de raisonner.
Spontanément, sans le savoir, vous utilisez plus ou moins efficacement les quatre modes de fonctionnement cérébral quand vous dites : Combien ça va coûter ? A quoi ça va servir ? Que vont penser les collègues ? Et si on essayait ça ?

QUELQUES MENUS PROPOS SUR LA COMMUNICATION

  • LES DIFFÉRENTS NIVEAUX DE LA COMMUNICATION (La programmation neurolinguistique, Encyclopédie psycho corporelle, volume 1)

    • Le processus de communication est une boucle de rétroaction : chacun des interlocuteurs exerce une influence sur l'autre, et ce, de façon continue, consciemment ou non. Pour communiquer il est nécessaire d'être attentif à la réponse de son interlocuteur.

      • Il est pour cela nécessaire d'exercer son sens de l'observation et de le développer, de telle façon que des signes minimaux puissent être perçus.

      • Il faut également se montrer flexible et tenir compte de ce qui a été perçu, en modifiant sa façon de communiquer au fur et à mesure des retours d'information (ou feed-back).

      • Si communiquer c'est échanger des informations, il est possible de les échanger sur différents modes. Par exemple, il est possible de communiquer non verbalement (mimiques, sourires, gestes, etc.) ou verbalement (en employant le langage écrit ou parlé). Lorsque nous parlons, notre voix prend certaines inflexions qui sont porteuses de sens, c'est le «paraverbal».

        • On peut dire qu'il y a les paroles (le verbal), la musique (le paraverbal) et la danse (le non-verbal).

        • Alors que nous sommes généralement conscients de notre communication verbale, les niveaux non verbal et paraverbal sont souvent, inconscients. Nous envoyons plus d'informations que nous ne le pensons, et nous captons également plus d'informations que nous ne le croyons.

    • La forme du message est le facteur qui pèse le plus lourd pour déterminer l'un des aspects les plus importants de la communication : la relation.

      • Si chacun s'accorde à dire que l'établissement d'une bonne relation est essentiel pour communiquer de façon satisfaisante, il est rarement expliqué comment faire pour y parvenir. Certaines personnes pensent même que c'est une question d'affinités ou de sympathie, bref une question de chance : certaines personnes s'entendraient bien tout de suite, d'autres «n'accrocheraient» pas.