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Propos confus

  • Robert Littell: LA COMPAGNIE
    Robert Littell: LA COMPAGNIE
    Une fiction bien réaliste qui replace la CIA dans son contexte de machine de guerre incontrôlable et non contrôlée. (****)

  • Dominique BAUDIS: LA CONJURATION
    Dominique BAUDIS: LA CONJURATION
    Une partie des croisades vue sous l'optique "franj". La période la plus cordiale entre mulsumans et croisés. (****)
  • Albert Hourany: HISTOIRE DES PEUPLES ARABES
    "Une" histoire bien documentée mais vu sous l'optique d'un libanais chrétien vernissé d'une culture trop britannique (**)
  • Dominique Baudis: FACE A LA CALOMNIE
    A la loupe : un professionnel de la communication qui gère une situation de crise. Au delà du journal chronologique la vérité terrifiante d'une arme de destruction définitive. Paix aux âmes qui ne sachant pas utiliser les médias sombrent irrémédiablement. La rumeur ? Un poison moderne à l'origine de crimes impunis. (*****)
  • Dan Brown: Da Vinci code
    Dan Brown: Da Vinci code
    Un bestseller ? L'histoire est rondement menée. Beaucoup de références historiques et artistiques. Mais la chute est un peu courte et écrite dans un style bien moins enlevé. L'inspiration a manqué au moment du final... Je reste sur ma faim. (****)
  • Pierre FAYARD: Comprendre et appliquer Sun Tzu
    Spécialiste de la communication des sciences et techniques, Pierre Fayard décortique la pensée stratégique de Sun Tsu pour mieux l'appréhender. "Chaque société, lorsqu'il y a un grand moment de changement, s'appuie sur sa culture traditionnelle, notamment pour la stratégie. Cette culture est tacite donc difficile à expliquer, d'où la nécessité d'employer des comparaisons pour en comprendre le sens." L'une des grandes idées de L'art de la guerre réside dans la considération de tout le potentiel disponible, chez ses associés ou ses ennemis, quelle que soit la situation. "Le jeu consiste à le faire tourner à son propre profit" explique Pierre Fayard. La stratégie n'est pas une science exacte, et requiert de la créativité. Ce que l'on a à faire, il faut le faire faire par son ennemi. La pensée de Sun Tzu est l'inverse des théories de Clausewitz, où la stratégie directe, frontale et destructrice a des difficultés à produire des changements qualitatifs."
  • Olivier Roy: L'islam mondialis
    Avec L'islam mondialisé, Olivier Roy s'inscrit dans la suite logique d'une longue réflexion, amorcée en 1985 avec Afghanistan, islam et modernité politique , poursuivie avec l'Echec de l'islam politique ,et plus récemment avec La nouvelle Asie centrale ou la fabrication des nations . La thèse principale de l'ouvrage consiste à démontrer comment l'islam radical des années 1990 a été en fait, forgé depuis l'Occident à partir d'un double processus d'échec de l'islam politique au Moyen Orient et d'immigration des populations musulmanes en Europe. Ainsi, malgré la perception occidentale d'un islam conquérant, la réislamisation ambiante est en fait un produit de l'occidentalisation et de la globalisation, dont le néo-fondamentalisme est l'illustration... (***)
  • M. Rodinson: Islam et capitalisme
    Islam et capitalisme, paru pour la première fois en 1966, pose ainsi le problème de la relation entre ces deux notions : « Où peut-on placer le monde musulman dans la typologie générale des systèmes de production et de redistribution des biens ? ». Bien que M. Rodinson s'intéresse surtout ici au capitalisme, une section est consacrée à la fin de l'ouvrage au socialisme. Paradoxalement, l'auteur part d'une orientation marxiste pour analyser le développement capitaliste dans le monde musulman. Il est vrai que cela peut surprendre, encore plus au XXIème siècle, d'où sa définition du marxisme appliqué à son essai. Il entend par cela partir d'hypothèses socio-économiques, d'une problématique propre aux sciences de l'homme comme l'a fait Marx. Il se considère non pas comme marxiste politique ou philosophique mais comme marxiste des sciences sociales, se basant sur des données empiriques, l'histoire et l'économie politique. M. Rodinson explique aussi que son travail est libre des tabous qui encerclent l'Islam, à la différence des penseurs des pays musulmans, car il n'a pas d'appartenance à ce milieu. De plus, il avertit le lecteur que son travail n'est pas aussi précis qu'il le voudrait car c'est un projet ambitieux. Ces trois principes de départ posés, il peut se lancer dans la position du problème. (***)
  • Belmère-Billot Marie-Claude: Moins de poids... plus de moi
    Résumé Le problème du poids représente une des préoccupations majeures en santé publique à travers le monde. L'obésité est devenue l'ennemie numéro un. Le corps médical a mis en place différentes stratégies préventives et interventionnistes qui ont des incidences surtout économiques. Mais qui s'occupe de l'individu, de son histoire, de son potentiel, de ses souffrances et de ses besoins ? Privilégiant une approche axée sur la personne, l'auteure témoigne de son expérience auprès de milliers de patients voulant perdre du poids. Par un pourquoi, un qui et un comment, elle souligne l'importance de s'identifier, de se respecter et non d'attendre une identité respectable de son amaigrissement. Elle exhorte le public à choisir un thérapeute non seulement pour ses compétences professionnelles, mais aussi pour ses compétences humaines et sa capacité à relativiser le pouvoir médical afin d'éviter d'être manipulé au nom de la prévention. Ce livre s'adresse tant aux patients qu'aux thérapeutes. Les patients s'y retrouveront avec beaucoup d'aisance et seront invités à entreprendre une démarche sur eux-mêmes avant tout. Quant aux thérapeutes, ils pourront y puiser des éléments de réflexion afin d'enrichir leur pratique professionnelle. Un régime est la meilleure façon de prendre du poids. Par contre, une démarche sur soi, sur ses forces, sur ses passions, sur ses blessures, sur ses manques, ne serait-ce pas une meilleure façon d'exister ? Biographie Depuis près de 20 ans, Marie-Claude Belmère-Billot pratique à Toulouse comme médecin endocrinologue nutritionniste, hypnothérapeute ericksonnienne et praticienne EMDR. Elle a rencontré plusieurs milliers de patients souffrant de problèmes de poids de tout genre. Elle nous fait partager l'expertise qu'elle a développée grâce aux liens étroits qu'elle a tissés dans l'accompagnement thérapeutique des personnes venues la consulter. Elle donne des conférences, des formations et des séminaires en France et au Québec. (*****)
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29 avril 2005

Il est aujourd’hui parfaitement établi que l’alimentation et l’état nutritionnel participent de façon essentielle au développement et à l’expression clinique des maladies qui sont aujourd’hui les plus répandues en France

Maladies qui sont aujourd’hui les plus répandues en France, comme dans l’ensemble des pays industrialisés :

       

  • Les maladies cardiovasculaires sont aujourd'hui la première cause de mortalité en France (32 % des décès), à l’origine de près de 170 000 décès chaque année.   
  • Les tumeurs malignes représentent 29 % de l’ensemble des décès chez l’homme et 23 % chez la femme. Le nombre de nouveaux cas est estimé à 240 000 par an.
  • L'obésité concerne 7 à 10 % des adultes et 10 à 12,5 % des enfants de 5 à 12 ans. Sa prévalence augmente, chez les enfants, de façon dramatique depuis quelques années.
  • L'ostéoporose, à l'origine d'une fragilité osseuse exposant les patients à un risque de fractures concernerait 10 % des femmes à 50 ans, 20 % à 60 ans et 40 % à 75 ans.
  • La prévalence du diabète, tous âges confondus, est estimée à 2-2,5 %.
  • Près d’un adulte sur 5 présente une cholestérolémie supérieure à 2,50 g/l.

En dehors de leurs conséquences sur le plan humain, ces   pathologies ont un coût économique considérable: les coûts directs et indirects des   cardiopathies ischémiques ont été estimés à 30 milliards de francs/an ; ceux   attribuables à l’obésité atteindraient près de 12 milliards de francs/an.

A contrario, l’équilibre nutritionnel, une   consommation variée, avec une répartition satisfaisante des quantités ingérées   permettent, par la consommation régulière d’aliments et de plats largement   disponibles en France, de préserver un bon état de santé et la qualité de vie.

25 avril 2005

Adobe rachète Macromedia

Cette acquisition marque une nouvelle étape dans la consolidation du marché de la conception et de la gestion de contenu en ligne.

« Nous assistons aujourd'hui au rapprochement de deux sociétés à l'origine de deux grands standards » [Flash pour Macromedia et PDF pour Adobe, Ndlr], déclare Robert Raiola, directeur marketing EMEA d'Adobe. Par ce rapprochement, les deux sociétés jouent la carte de la complémentarité technologique et se positionnent comme l'unique fournisseur d'une solution intégrée gérant toute la chaîne de l'édition - création, gestion et distribution de documents, images, audio et video - sur Internet et support mobile. « Jusqu'à présent, aucun éditeur ne proposait de solutions intégrant l'ensemble de cette chaîne, les développements se faisant plutôt en interne à partir de briques issues de plusieurs fournisseurs. Nous accompagnons donc l'évolution de la demande, à savoir des solutions intégrées et adaptées à la mobilité », poursuit Robert Raiola. Le montant de l'acquisition est élevé : 3,4 milliards de dollars. Effectuée intégralement par échange de titres, l'opération valorise l'action Macromedia à 41,86 dollars, soit 25 % de prime, faisant des actionnaires Macromedia les détenteurs d'environ 18 % de la nouvelle entité. Pour Régis Habert, directeur des opérations chez Apacabar, « un prix d'une telle ampleur révèle bien un côté très stratégique pour Adobe ». Ancien distributeur des produits Macromedia, il espère la signature d'un nouveau contrat de distribution. « Revendeur jusqu'en juin dernier des produits Macromedia, nous avons cessé de collaborer avec le fournisseur. Nous espérons reprendre nos activités de distributeurs à valeur ajoutée de l'ensemble de ces solutions. »

Une réorganisation en douceur

Selon Robert Raiola, ce rapprochement devrait se faire aisément, les deux sociétés ayant toujours affiché les mêmes ambitions, « celles de développer des produits innovants pour aider les entreprises à mieux communiquer ». L'entreprise continuera ses investissements dans la conception et la combinaison des fonctions complémentaires des formats PDF et Flash. Le PDG d'Adobe, Bruce Chizen, garde ses fonctions, Stephen Elop, actuel dirigeant de Macromedia, prendra en charge la direction des ventes et du marketing de la nouvelle entité. Pour la filiale française, tout le personnel de Macromedia devrait rejoindre l'équipe d'Adobe

Conservation des systèmes : état constant et homéostasie

Conservation des systèmes : état constant et homéostasie

La fonction première d’un système est sa propre conservation. Un système doit rester dans un état constant, orienté vers un optimum. Or, une des caractéristiques des systèmes qui « fonctionnent » est qu’ils sont tous dans un état de déséquilibre thermodynamique, dans la mesure où ils ne cessent d’échanger de l’énergie avec leur environnement. Ils se retrouvent donc obligés de se maintenir dans un état constant, caractérisé par une relative stabilité, au sein même des déséquilibres provoqués par les flux d’entrées et de sorties. Le système se retrouvant dans un état d’équilibre (ayant épuisé tous les échanges possibles avec son environnement) a atteint le stade de la « mort thermique » (pour reprendre l’expression de Boltzmann). La loi montrant que tous les systèmes fermés finissent tôt ou tard de cette façon s’appelle l’entropie.

La conservation d’un état constant est aussi une nécessité des systèmes cybernétiques (qu’ils soient organiques ou artificiels) : leur autorégulation dépend des boucles de rétroaction négatives, qui ont une fonction de contrôle et de stabilisation autour d’une valeur moyenne.

On trouve un processus particulier dans les systèmes vivants : l’homéostasie. L’homéostasie (d’homios, le même, et stasis, l’arrêt, la mise au repos) désigne la capacité d’un système à se maintenir dans un état constant, dans sa forme et ses conditions internes, en dépit des perturbations externes. Dans le cas des animaux, les conditions internes sont nombreuses et dépendent de sous-systèmes (maintien de la température interne, de la pression artérielle, de la teneur en eau et autres substances vitales, etc). Le terme d’homéostasie est forgé par le physiologiste Walter Cannon dans les années 1920 ; mais la propriété est découverte dès le milieu du XIXème siècle par Claude Bernard, qui décrit les principes de régulation du milieu interne. Théoriquement, un système parfaitement autorégulé impliquerait de pouvoir revenir à son été initial, suite à une perturbation. Néanmoins, si le monde vivant lutte contre la flèche du temps (tous les êtres vivants créant des boucles de néguentropie provisoires), ils ne reviennent cependant jamais à un état identique, mais évoluent vers un état légèrement différent, qu’ils s’efforcent de rendre aussi proche que possible de leur état initial.

C’est pourquoi le système vivant maintient sa forme malgré des échanges avec l’environnement ; c’est pourquoi aussi sa stabilité n’exclut pas une certaine évolution. En bref, la simple régulation cybernétique pour maintenir un système dans un état constant (comme c’est le cas pour un thermostat) diffère de l’homéostasie qui, malgré son nom, est un processus complexe et autonome d’autorégulation, impliquant un renouvellement des éléments et une réorganisation structurelle autonomes.

22 avril 2005

Le Maroc, aujourd'hui

Depuis 10 ans, le Maroc sort à grande vitesse de la pauvreté.

Le pays, l'un des plus modernes d'Afrique, est désormais sur la voie du changement. En économie, malgré quelques incertitudes agricoles dûes au climat, l'évolution se fait sentir.
La croissance reste cependant peu élevée depuis la fin des années 90, mais les nouvelles technologies, les investissements étrangers, la construction remodèlent les villes, où les bidonvilles sont en train d'être remplacés petit à petit.
Mais des centaines de milliers de personnes y vivent encore, notamment autour de Casablanca.
C'est dans ces lieux que naissent les plus forts ressentiments, notamment religieux, contre le pouvoir mais aussi la richesse étalée par la jeunesse dorée du pays. L'extrémisme islamisme est l'un des dangers qui menacent la marche vers la modernisation.
Le premier multiplexe cinématographique vient d'être inauguré à Casablanca, la capitale économique du pays.
Enfin, le tourisme est en plein boum, car les paysages du désert, les vieilles villes de Fez et Marrakech, et les montagnes préservées de l'Atlas sont des merveilles.

> Recensement de 2004 : les premiers résultats font état d'une population moins nombreuse qu'espérée. Il y avait en septembre 2004 29 891 708 habitants. La progression en 10 ans (dernier recensement en 1994) est tout de même de 14.6%, soit 1.4%/an au lieu de 2.1%/an lors de la précédente.Sans_titre_1

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Population (2004)
29 891 708 habitants

Superficie
458 730 km2

Densité 
65.16 h/km2

PIB par habitant (PPA - 2001)
3 600 $us

Espérance de vie (2003)
70.35 ans

Taux de natalité (2003)
22.79 pour 1000

Taux de mortalité (2003)
5.71 pour 1000

Taux de mortalité infantile (2003)
43.25 pour 1000

Taux d'alphabétisation (2003)
50.85 %

Langue officielle
Arabe (on parle aussi français)

Monnaie convertisseur 
Dirham

Indice de développement humain (IDH)
0.606/1.0
Villes principales  Aires Urbaines
Taux d'urbanisation 55.10 % 
a

Casablanca 3 397 000

Rabat (capitale) 1 636 600

Fèz 941 800

Marrakech 755 200

Agadir  622 100

Tanger  604 000

Meknès

Oujda

578 700

455 800

20 avril 2005

Les femmes sont frivoles Coquettes, dépensières, superficielles... A en croire certains, les femmes n'auraient pas un gramme de gravité.

Dès la naissance, une femme s'habille souvent en rose, couleur légère et sucrée s'il en est - mais là, ce n'est pas de sa faute. Plus tard, il paraît qu'elle continue à passer ses après-midis ensoleillés enfermée dans les magasins (au lieu de les passer enfermée devant la Playstation, comme quelqu'un de raisonnable) et à claquer son salaire pour deux lanières collées sur un talon aiguille. Ah oui, mais c'est du Dior...

Si vous êtes blonde, c'est encore pire : vous n'êtes bien sûr pas capable de comprendre ne serait-ce que le titre de Une du Monde, et la seule aptitude que vous ayez jamais montrée pour les chiffres se résume à avoir retenu le code de votre carte bleue. Alors que les hommes traitent des affaires du monde - ou de leur PME -, vous appliquez votre cerveau à comprendre les subtiles variations de la longueur du jupon. L'une de ces activités excluant l'autre, bien entendu. Barbie est blonde, et que fait Barbie à longueur de journée, à part changer de tenue, promener son labrador et passer chez le coiffeur ? Les marchands de jouets n'ont jamais vendu de "bureau" de Barbie.

Bien sûr, on peut toujours faire remarquer que les tests de QI montrent une intelligence égale chez les deux sexes - à dire vrai, les filles réussissent même mieux dans notre système scolaire. Que les femmes savent très bien être chef d'entreprise (et savent parfois montrer un goût aussi sûr en choisissant leur stratégie professionnelle qu'en achetant une babiole). Et que les activités des garçons, à y regarder de plus près, ne sont pas si sérieuses : s'acheter le dernier gadget technologique, est-ce vraiment moins frivole que de s'acheter un nouveau manteau ? Au moins, le manteau, on sait comment s'en servir...

On pourrait aussi renverser le problème en voyant dans l'étude appliquée des futilités le signe d'une finesse de compréhension et d'une passion esthétique dont les mâles seraient génétiquement dépourvus. Enfin, on pourrait signaler à ceux qui ne l'auraient pas remarqué l'émergence d'un nouveau genre de garçons. On les appelle les "métrosexuels". Caractéristiques : ces messieurs monopolisent la salle de bains, adorent le shopping et craquent pour ce vase design si chooouuu. Sans avoir l'impression de renier leur virilité pour autant. Alors ? Alors le bleu va revenir à la mode, si les garçons nous piquent le rose

Sharon met son veto à l'entrée de France Télécom dans Bezeq

La ministre des Communications Dalia Itzik avait toutefois autorisé une entreprise publique étrangère à prendre une participation dans Bezeq pouvant aller jusqu'à 5% du capital. Le résultat de l'appel d'offres devrait être connu début mai.            

Le Premier ministre israélien Ariel Sharon a mis son veto à une prise de participation de France Télécom dans Bezeq, la compagnie nationale des télécommunications, a indiqué mardi le quotidien économique israélien The Marker.

M. Sharon a ainsi suivi l'avis du Shin Beth, le service de sécurité intérieure, qui s'opposait à cette opération en invoquant le fait que le groupe français dispose de participations dans des compagnies de télécommunications de pays arabes tels que la Jordanie, l'Algérie et l'Egypte.

France Télécom était associée avec des partenaires israéliens, dont Israël Phoenix Assurance, ainsi qu'avec le fondateur de Packard Bell, Benny Alagem, pour un appel d'offres concernant la privatisation de 3O% du capital de Bezeq avec une option pour 10% supplémentaires.

Selon les conditions de l'appel d'offres, France Télécom ne pouvait par prendre le contrôle de Bezeq dans la mesure où l'un des articles interdit ce genre d'opération à des entreprises contrôlées par des gouvernements étrangers.

18 avril 2005

Il faut préciser ce que sont la théorie générale de Ludwig von Bertalanffy, le Structuralisme, la Cybernétique et la Théorie de l'Information

1.     La théorie générale des systèmes (Bertalanffy)

Biologiste de formation, savant au savoir encyclopédique, Ludwig von Bertalanffy s’intéresse tôt à la conception de l’organisme comme système ouvert. Il participe à l’émergence de la théorie « holiste » de la vie et de la nature. Sa théorie de la biologie est à la base de sa théorie générale des systèmes. C’est dans ce cadre que le scientifique est amené à explorer les divers champs d’application de sa théorie – psychologie, sociologie ou histoire – comme autant de niveaux d’organisation. Le paradigme systémique conçoit à la fois la matière et l’esprit comme les éléments indissociables d’un processus évolutif qui se développe de façon non-linéaire dans un système complexe. Par « théorie générale des systèmes », il ne faut donc pas entendre une théorie particulière (comme la théorie des nombres complexes), mais un modèle pouvant s’illustrer dans diverses branches du savoir (comme la théorie de l’évolution).

Il y a en fait trois niveaux d’analyse à distinguer :

a.      La science des systèmes, consistant à la fois dans un étude des systèmes particuliers dans les différentes sciences et une théorie générale des systèmes comme ensemble de principes s’appliquant à tous les systèmes. L’idée essentielle ici est que l’identification et l’analyse des éléments ne suffisent pas pour comprendre une totalité (comme un organisme ou une société) ; il faut encore étudier leurs relations

Bertalanffy s’est attaché à mettre en lumière les correspondances et les isomorphismes des systèmes en général : c’est tout l’objet d’une théorie générale des systèmes.

b.     La technologie des systèmes, concernant à la fois les propriétés des hardwares et les principes de développement des softwares. Les problèmes techniques, notamment dans l’organisation et la gestion des phénomènes sociaux globaux (pollutions écologiques, réformes éducation, les régulations monétaires et économiques, relations internationales), constituent des problèmes incluant un grand nombre de variables en interrelation. Des théories « globales » comme la théorie cybernétique, la théorie de l’information, la théorie des jeux et de la décision, la théorie des circuits et des files d’attente, etc., en sont des illustrations. De telles théories ne sont pas « fermées », spécifiques, mais au contraire interdisciplinaires.

c.     La philosophie des systèmes, promouvant le nouveau paradigme systémique, à côté du paradigme analytique et mécaniste de la science classique. La systémique constitue, selon les propres termes de Bertalanffy, « une nouvelle philosophie de la nature », opposée au lois aveugles du mécanisme, au profit d’une vision du « monde comme une grande organisation ». Une telle philosophie doit par exemple soigneusement distinguer systèmes réels (une galaxie, une chien, une cellule), qui existent indépendamment de l’observateur, systèmes conceptuels (théories logiques, mathématiques), qui sont des constructions symboliques, et systèmes abstraits (les théories expérimentales), comme cette sous-classe particulière des systèmes conceptuels qui correspondent à la réalité. À noter, à la suite des travaux sur la psychologie de la forme et les déterminismes culturels, que la différence entre systèmes réels et systèmes conceptuels est loin d’être tranchée. Cette ontologie des systèmes ouvre donc sur une épistémologie, réfléchissant sur le statut de l’être connaissant, le rapport observateur/observé, les limites du réductionnisme, etc. L’horizon ultime est alors de comprendre la culture comme un système de valeurs dans lequel l’évolution humaine est enchâssée.

2. Le structuralisme

La notion centrale est la structure - étudiée à la fois en linguistique, en anthropologie et en psychologie :

    1. En linguistique : Ferdinand de Saussure s’inspire de l’analyse économique et introduit le couple conceptuel signifiant/signifié. Ses travaux sont repris par le danois Louis Hjelmslev et l’américain Jakobson : Hjemslev présente le langage comme la double implication de deux structures indépendantes, expression et contenu. Enfin, Noam Chomsky, chercheur au MIT, dégage une grammaire générative, ensemble de règles linguistiques universelles, au fondement de toute langue possible. Il ouvre la voie aux sciences cognitives.

    2. En anthropologie : Claude Lévi-Strauss pose le primat des structures intellectuelles sur le développement social et adopte un point de vue synchronique, étudiant les sociétés dites primitives à la lumière des structures dégagées, réduisant ainsi le rôle de l’histoire. Il cherche les invariants capables d’expliquer l’équilibre social.

    3. En psychologie : c’est

      la Gestalttheorie

      de l’école allemande (travaux sur la psychologie de la forme dans le domaine des perceptions) ; puis Jean Piaget, qui s’intéresse au développement de l’intelligence chez l’enfant. L’intelligence est décrite, à travers une série de stades de développement, comme la capacité de construire en permanence des structures, qui s’établissent par autorégulation.

3. La cybernétique

Due au mathématicien américain Norbert Wiener, la cybernétique est la science générale de la régulation et des communications dans les systèmes naturels et artificiels. La tâche du cybernéticien consiste :

a.      à reconnaître la structure et l’état interne de la machine ou de l’animal ;

b.      à décrire les relations qu’elle entretient avec son environnement ;

c.       à prévoir son comportement et son évolution dans le temps.

Pour se représenter le fonctionnement d’une machine ou d’un animal, plusieurs concepts s’avèrent utiles :

a.      les affecteurs (ou capteurs), servant à percevoir les modifications de l’environnement ;

b.      les effecteurs, moyens d’action sur l’environnement ;

c.       la boîte noire, élément structurel, dont le fonctionnement interne est ignoré et qui n’est considéré que sous l’aspect de ses entrées et de ses sorties ;

d.      les boucles de rétroactions (ou feed-back) : on constate une boucle de rétroaction lorsque la grandeur de sortie d’une boîte noire réagit sur la grandeur d’entrée, selon un processus de bouclage. Dans ce dernier cas, on n’a plus seulement affaire à une simple relation de cause à effet, mais à une causalité non-linéaire, plus complexe, où l’effet rétroagit sur la cause. Il existe deux sortes de feed-back : le feed-back positif (amplificateur) et le feed-back négatif (compensateur).

La cybernétique a permis de faire émerger les bases scientifiques d’une analyse rigoureuse des concepts d’organisation et de commande.

4. La théorie de l’information

La théorie de l’information schématise de manière standard la communication comme suit : toute information est un message envoyé par un émetteur à un récepteur en fonction d’un code déterminé. Le postulat de Shannon est que, pour théoriser l’information, il est nécessaire de faire abstraction de la signification des messages. C’est le point de vue du théoricien, mais aussi de l’ingénieur : le contenu du message n’a pas d’incidence sur les moyens de le transporter. Seule compte la quantité d’information à transmettre, mesurable selon la théorie de Shannon. L’objectif de celui-ci, ingénieur d’une compagnie américaine de téléphone (BELL), était de minimiser le coût des communications par une utilisation plus efficace des canaux de transmission.

La théorie de l’information de Claude Shannon regroupe les lois mathématiques concernant le transfert de signaux dans des canaux matériels finis. Cette théorie est applicable à la transmission des signaux artificiels aussi bien qu’à la linguistique ou au système nerveux.

BASE BIBLIOGRAPHIQUE

  • Norbert Wiener, Cybernétique et société, 1971, 10/18.

  • Ludwig von Bertalanffy, Théorie générale des systèmes, 1993, Dunod.

  • Francisco J. Varela, Autonomie et connaissance, Essai sur le vivant, 189, Seuil.

  • Daniel Durand, La systémique, 1971, 8° édition corrigée : 1998, PUF, coll. "Que sais-je ?".

  • Herbert A. Simon, Science des systèmes, science de l'artificiel, 1991, Dunod.

La Définition de système

La Définition de système intègre la théorie générale de Ludwig von Bertalanffy, le Structuralisme, la Cybernétique et la Théorie de l'Information

I - Quatre concepts fondamentaux définissent un système

a. L’interaction (ou l’interrelation) renvoie à l’idée d’une causalité non-linéaire. Ce concept est essentiel pour comprendre la coévolution et la symbiose en biologie. Une forme particulière d’interaction est la rétroaction (ou feed-back) dont l’étude est au centre des travaux de la cybernétique.

b. La totalité (ou la globalité). Si un système est d’abord un ensemble d’éléments, il ne s’y réduit pas. Selon la formule consacrée, le tout est plus que la somme de ses parties. Bertalanffy est le premier à l’avoir montré. Cette idée s’éclaire par le phénomène d’émergence : au niveau global, apparaissent des propriétés non déductibles des propriétés élémentaires, ce qu’on peut expliquer par un effet de seuil.

c. L’organisation est le concept central pour comprendre ce qu’est un système. L’organisation est l’agencement d’une totalité en fonction de la répartition de ses éléments en niveaux hiérarchiques. Selon son degré d’organisation, une totalité n’aura pas les mêmes propriétés. On arrive ainsi à cette idée que les propriétés d’une totalité dépendent moins de la nature et du nombre d’éléments qu’ils contiennent que des relations qui s’instaurent entre eux. On peut donner deux exemples.

1/ Les isomères sont des composés chimiques de même formule et de même masse, mais ayant des agencements structurels différents et, de ce fait, des propriétés différentes.

2/ les cerveaux humains possèdent tous à peu près le même nombre de neurones, mais ce qui va décider des différentes aptitudes, c’est la nature et le nombre de relations entre eux dans telle ou telle aire. On peut dire que, en s’organisant, une totalité se structure (une structure est donc une totalité organisée).

L’organisation est aussi un processus par lequel de la matière, de l’énergie et de l’information s’assemblent et forment une totalité, ou une structure. Certaines totalités développent une forme d’autonomie ; elles s’organisent de l’intérieur : on parle alors d’auto-organisation.

Il existe deux sortes d’organisation :

Ö        l’organisation en modules, en sous-sytèmes (qui renvoie aussi à l’organisation en réseaux)

Ö        l’organisation en niveaux hiérarchiques.

o       L’organisation en sous-systèmes procède par intégration de systèmes déjà existant, tandis que l’organisation en niveaux hiérarchiques produit de nouvelles propriétés, à chaque niveau supplémentaire.

o       La notion d’organisation retrouve donc celle d’émergence, dans la mesure où c’est le degré d’organisation d’une totalité qui fait passer d’un niveau hiérarchique à un autre, et fait émerger de nouvelles propriétés. L’émergence est la création d’un niveau hiérarchique supérieur.

De manière générale, on s’aperçoit donc que la notion d’organisation recouvre un aspect structurel (comment est construit la totalité) et un aspect fonctionnel (ce que la structure lui permet de faire). On peut représenter une structure par un organigramme, la fonction par un programme.

d. La complexité. La complexité d’un système tient au moins à trois facteurs :

Ö        le degré élevé d’organisation ;

Ö        l’incertitude de son environnement ;

Ö        la difficulté, sinon l’impossibilité d’identifier tous les éléments et de comprendre toutes les relations en jeu. D’où l’idée que les lois permettant de décrire un système ne peuvent être purement déterministes, ou, tout au moins, que son comportement global ne permet qu’une prédictivité réduite.

II - Description d’un système

  1. Sous son aspect structurel, un système comprend quatre composants :

    • Les éléments, qui sont les parties constituantes : on peut en évaluer le nombre et la nature (même si ce n’est qu’approximativement). Ces éléments sont plus ou moins homogènes. Dans une entreprise commerciale, les éléments sont hétérogènes (capitaux, bâtiments, personnel,…).

    • Une limite (ou frontière) qui sépare la totalité des éléments de son environnement ; cette limite est toujours plus ou moins perméable et constitue une interface avec le milieu extérieur. C’est par exemple, la membrane d’une cellule, la peau du corps. La limite d’un système peut être plus floue, ou particulièrement mouvante, comme dans le cas d’un groupe social ;

    • Des réseaux de relation : les éléments sont en effet inter reliés. Nous avons vu que, plus les interrelations sont nombreuses, plus le degré d’organisation est élevé et plus grande la complexité. Les relations peuvent être de toutes sortes. Les deux principaux types de relations sont : les transports et les communications. En fait, ces deux types peuvent se réduire à un seul, puisque communiquer c’est transporter de l’information, et transporter sert à communiquer (faire circuler) des matériaux, de l’énergie ou de l’information.

    • Des stocks (ou réservoirs) où sont entreposés les matériaux, l’énergie ou l’information , et qui doivent être transmis ou réceptionnés.

  2. Sous son aspect fonctionnel :

    • Des flux, de matériaux, d’énergie ou d’informations, qui empruntent les réseaux de relations et transitent par les stocks. Ils fonctionnent par entrées/sorties (ou inputs/outputs) avec l’environnement.

    • Des centres de décision qui organisent les réseaux de relations, c’est-à-dire coordonnent les flux et gèrent les stocks.

    • Des boucles de rétroaction qui servent à informer, à l’entrée des flux, sur leur sortie, de façon à permettre aux centres de décision de connaître plus rapidement l’état général du système.

    • Des ajustements, réalisés par les centres de décisions en fonction des boucles de rétroaction et de délais de réponse (correspondant au temps que mettent les informations « montantes » pour être traitées et au temps supplémentaire que mettent les informations « descendantes » pour se transformer en actions).

III - Il existe deux sortes de systèmes : Les systèmes ouverts et fermés.

Les systèmes ouverts ont plus d’échanges avec leur environnement,

Les systèmes fermés jouissent d’une plus grande autonomie (auto-organisation).

Évidemment, cette distinction n’est pas tranchée : aucun système n’est complètement fermé sur lui-même, ni complètement perméable. Cette distinction a été introduite par la thermodynamique au milieu du XIXème siècle : un système fermé échange uniquement de l’énergie avec son environnement, contrairement à un système ouvert, qui échange énergie, matière et information. La notion de système ouvert s’est considérablement élargie avec les travaux sur le vivant de Cannon vers 1930 et de Bertalanffy dans les années 1940.

La notion de système fermé n’est en fait qu’un concept limite, puisque tout système est plus ou moins ouvert.

BASE BIBLIOGRAPHIQUE

  • Norbert Wiener, Cybernétique et société, 1971, 10/18.

  • Ludwig von Bertalanffy, Théorie générale des systèmes, 1993, Dunod.

  • Francisco J. Varela, Autonomie et connaissance, Essai sur le vivant, 189, Seuil.

  • Daniel Durand, La systémique, 1971, 8° édition corrigée : 1998, PUF, coll. "Que sais-je ?".

  • Herbert A. Simon, Science des systèmes, science de l'artificiel, 1991, Dunod.

05 avril 2005

"LE CYBERSEXE"

Destination favorite des internautes et principale générateur de revenus sur le réseau, le « cybersexe » semble constituer sur Internet un pilier de l’industrie des contenus en ligne. Le commerce électronique du sexe et de la pornographie soulève d’importants problèmes juridiques liés notamment à la lutte contre la pédophilie et à la protection des mineurs. En effet, de nombreux sites web proposant des photos et vidéos pédophiles ont été découverts et fermés par les autorités.

Phénomène tout aussi préoccupant et qui semble prendre de plus en plus d’ampleur, est la prostitution sur Internet et le trafic des personnes destinées au travail de prostitution. Tout comme la violation de la vie privée ou la fraude à la carte bancaire, la prostitution en ligne fait partie de la criminalité liée aux nouvelles technologies. Sur le réseau web, elle revêt le plus souvent la forme de racolage et de proxénétisme.

Si la pornographie et la diffusion de matériel pornographique sur le web constituent des activités économiques tout à fait autorisées, le proxénétisme et le racolage en ligne sont strictement interdits par la loi (I). Le panorama de la prostitution serait incomplet si l’on omettait la prostitution des mineurs (II), un marché moins visible mais qui, néanmoins, constitue un réseau important de pédophiles.

I. Interdiction du proxénétisme et du racolage en ligne

1°) Le racolage en ligne

Sous couvert de sites web proposant des services d' « escorte girl », il n'est pas rare de trouver à l'heure actuelle des sites faisant du racolage. Ces sites web sont le plus souvent des sites « anodins », faisant office de sorte d'agence de rencontre permettant à un internaute de rencontrer une personne afin de passer une soirée « agréable », de participer à un dîner ou autre.

La frontière entre le racolage en ligne et le site de rencontre ou pornographique est parfois difficile à déterminer.

Cette pratique est strictement interdite et réprimandé par l'article 225-10-1 du code pénal disposant que « Le fait, par tout moyen, y compris par une attitude même passive, de procéder publiquement au racolage d'autrui en vue de l'inciter à des relations sexuelles en échange d'une rémunération ou d'une promesse de rémunération est puni de deux mois d'emprisonnement et de 3750 € d'amende».

Comment différencier un site web de rencontre totalement légal d'un site web faisant du racolage ? Ce n'est pas chose facile car, en règle générale, la personne racolant sur Internet ne fait aucune connotation ayant un rapport avec le sexe dans son « offre de service ». L'appréciation doit alors être faite au cas par cas.

Si une personne dénudée propose sur un site web moyennant rémunération des services à caractère sexuel, le racolage sera caractérisé, le code pénal ne faisant aucune distinction entre les différentes manières ou moyens utilisés pour racoler. L'article 225-10-1 du code pénal est donc susceptible de s'appliquer à l'Internet. Il convient donc, pour l'éditeur d'un site web à caractère pornographique sous forme de site d'annonces et de rencontres, de supprimer toutes annonces faisant du racolage et de surveiller les messages y étant inscrit.

2°) Le proxénétisme en ligne

Les réseaux de proxénétisme sont, depuis une dizaine d'années, devenus transnationaux, et difficiles à démanteler. L’Internet constitue un moyen peu coûteux pour les proxénètes de faire le trafic d’humains et de recruter les prostituées étrangères.

Selon l’article 225-5 du code pénal, le proxénétisme est le fait, par quiconque, de quelque manière que ce soit :

- d’aider, d’assister ou de protéger la prostitution d’autrui ;

- de tirer profit de la prostitution d’autrui, d’en partager les produits ou de recevoir des subsides d’une personne se livrant habituellement à la prostitution ;

- d’embaucher, d’entraîner ou de détourner une personne en vue de la prostitution ou d’exercer sur elle une pression pour qu’elle se prostitue ou continue à le faire.

Le proxénétisme est puni de 7 ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende.

L’article 225-6 du même code précise qu’ « Est assimilé au proxénétisme et puni des peines prévues par l’article précité le fait, par quiconque, de quelque manière que ce soit :

- de faire office d’intermédiaire entre deux personne dont l’une se livre à la prostitution et l’autre exploite ou rémunère la prostitution d’autrui ;

- de faciliter à un proxénète la justification de ressources fictives ;

- de ne pouvoir justifier de ressources correspondant à son train de vie tout en vivant avec une personne qui se livre habituellement à la prostitution ou tout en étant en relations habituelles avec une ou plusieurs personnes se livrant à la prostitution ;

- d’entraver l’action de prévention, de contrôle, d’assistance ou de rééducation entreprise par les organismes qualifiés à l’égard de personnes en danger de prostitution ou se livrant à la prostitution ».

Un site web support de ce type d’activité est donc illégal et l’éditeur du site peut être considéré comme proxénète.

II. Pédo-pornographie : la prostitution des mineurs

Si la pornographie d’adultes sur Internet est devenue un business des personnes juridiquement responsables, les images pornographiques des mineurs sont toujours issues de la contrainte, de la violence et de l’abus des enfants en situation de faiblesse. Les enfants sont donc forcés à se prostituer pour nourrir les fantasmes des adultes. La presse fait régulièrement l’écho de cas d’atteintes sexuelles commises sur des mineurs contractés par leur agresseur sur le réseau. La circulation de telles images sur le réseau web est la plupart du temps le fait des pédophiles et constitue un délit.

Pour bien comprendre les risques d’atteintes des mineurs qui peuvent se réaliser sur l’Internet, il convient de distinguer deux phénomènes : la première est la diffusion et le recel de pornographie infantile sur Internet, et la seconde est l’utilisation de l’Internet aux fins de préparer ou de commettre les atteintes sexuelles sur des mineurs (corruption et tentative de corruption de mineurs, agression ou tentative d’agression sexuelle, viol et tentative de viol, proxénétisme…)

1°) La diffusion et le recel de pornographie infantile sur Internet

L’article 227-23 du code pénal punit de 45 000 euros d’amende et de 3 ans de prison le fait de fixer, d’enregistrer, de transmettre, de diffuser, d’importer ou d’exporter l’image ou la représentation à caractère pornographique d’un mineur de moins de 18 ans ou d’une personne dont l’aspect physique est celui d’un mineur.

Depuis la loi pour la confiance dans l’économie numérique du 21 juin 2004 est punie de la même peine la tentative de fixation, d’enregistrement ou de transmission d’une telle image ou représentation en vue de sa diffusion. Les peines sont portées à 5 ans d’emprisonnement et à 75 000 euros d’amende lorsqu’un réseau de communication en ligne a été utilisé pour diffuser l’image ou la représentation du mineur à destination d’un public non déterminé.

Si le code pénal réprime sévèrement la détention, la diffusion, l’enregistrement, la fixation et la production de représentation à caractère pornographique, il n’incrimine pas les incitations à commettre des viols ou agressions sexuelles qui ne seraient pas suivies d’effets. Néanmoins, la provocation est punissable lorsqu’elle est commise par « tout moyen de communication au public par voie électronique.

2°) L’utilisation du réseau Internet aux fins de préparer ou de commettre des atteintes sexuelles sur des mineurs

L’Internet offre aux agresseurs potentiels de nouveaux moyens d’identifier une future victime, puis de tisser avec elle des liens et une intimité. L’approche se fait le plus souvent sur des forums de discussion pour les jeunes.

Il n’existe pas, en droit français, d’infraction décrivant spécifiquement le fait de rechercher les faveurs sexuelles de mineurs, en ligne ou hors ligne, ou encore d’aller à la rencontre d’un mineur dans l’intention de commettre sur lui une atteinte ou agression sexuelle ou un viol.

Seuls sont susceptibles d’être poursuivies : l’agression sexuelle ou la tentative d’agression sexuelle (art 222-27 à 222-31 du code pénal), le viol ou la tentative de viol sur mineurs, et le proxénétisme (art 225-7 et 225-7-1 du code pénal). Le fait que le mineur victime ait été mis en contact avec l’auteur des faits ou que l’infraction ait été réalisée grâce à l’utilisation d’un réseau de télécommunication aggrave les peines.

Le TGI de Brest a condamné le 23 décembre 2004 un homme de 47 ans à 3 ans d’emprisonnement dont 18 mois de sursis avec mise à l’épreuve assorti de suivi médico-psychologique pour avoir commis une atteinte sexuelle sur une mineure de 13 ans rencontrée sur Internet. D’autres affaires seraient encore en cours d’instruction ; la presse se fait régulièrement l’écho de mise en examen de suspect d’agressions sexuelles, de viols ou encore de proxénétisme sur des mineurs rencontrés sur les espaces en ligne.

L’article 227-22 du code pénal punit également le fait de « favoriser ou de tenter de favoriser la corruption d’un mineur », tel que d’exciter un mineur à la débauche. La peine est de 7 ans d’emprisonnement et de 100 000 euros d’amende « lorsque le mineur a été mis en contact avec l’auteur des faits grâce à l’utilisation, pour la diffusion de messages à destination d’un public non déterminé, d’un réseau de télécommunications ».

Un proxénète de 28 ans a été interpellé à Paris en octobre 2004; il est soupçonné d’avoir contraint des mineurs qu’il recrutait par « chat » (forum de discussion sur Internet) à se prostituer. Sur ces forums sont souvent présent des pédophiles ou des prédateurs.

Conclusion

L'Internet est ainsi devenu un vecteur essentiel de promotion en matière d'exploitation sexuelle. Un label « Net+sûr » a été lancé à l’initiative des fournisseurs d’accès Internet en France (AFA) afin de lutter contre les contenus pédo-pornographiques. Ce label est apposé sur les portails des hébergeurs et des fournisseurs d’accès à Internet membres de l’AFA, comme celui de Neuf Télécom ou de Wanadoo. Sur ces deux sites, le logo figure en bas de la page d’accueil.

01 avril 2005

Spécialisée dans les systèmes informatiques de sécurité des établissements financiers "SunGard Data Systems" victime d'une OPA.

Les fonds d'investissement américains, qui affichent une formidable bonne santé, passent une nouvelle fois à l'offensive.

Sept d'entre eux, emmenés par Silver Lake Partners et comprenant Bain Capital, Blackstone Group, Goldman Sachs Capital Partners, Kohlberg Kravis Roberts (KKR), Providence Equity Partners et Texas Pacific Group (TPG) s'emparent pour 11,3 milliards de dollars de l'américain SunGard Data Systems, une société spécialisée dans les solutions informatiques pour les établissements financiers.

Cette transaction est la plus importante opération de rachat en utilisant la technique de l'endettement depuis la reprise en 1989 de RJR Nabisco par Kohlberg Kravis Roberts pour 31 milliards de dollars.

Silver Lake Partners, qui est le chef de file de l'opération, est un bon connaisseur des hautes technologies. Il a notamment investi dans Seagate Technology, un fabricant de disques durs.

Il est également entré en septembre dernier au capital du français Thomson.

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