septembre 2007

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Propos confus

  • Robert Littell: LA COMPAGNIE

    Robert Littell: LA COMPAGNIE
    Une fiction bien réaliste qui replace la CIA dans son contexte de machine de guerre incontrôlable et non contrôlée. (****)


  • Dominique BAUDIS: LA CONJURATION

    Dominique BAUDIS: LA CONJURATION
    Une partie des croisades vue sous l'optique "franj". La période la plus cordiale entre mulsumans et croisés. (****)

  • Albert Hourany: HISTOIRE DES PEUPLES ARABES
    "Une" histoire bien documentée mais vu sous l'optique d'un libanais chrétien vernissé d'une culture trop britannique (**)
  • Dominique Baudis: FACE A LA CALOMNIE
    A la loupe : un professionnel de la communication qui gère une situation de crise. Au delà du journal chronologique la vérité terrifiante d'une arme de destruction définitive. Paix aux âmes qui ne sachant pas utiliser les médias sombrent irrémédiablement. La rumeur ? Un poison moderne à l'origine de crimes impunis. (*****)
  • Dan Brown: Da Vinci code

    Dan Brown: Da Vinci code
    Un bestseller ? L'histoire est rondement menée. Beaucoup de références historiques et artistiques. Mais la chute est un peu courte et écrite dans un style bien moins enlevé. L'inspiration a manqué au moment du final... Je reste sur ma faim. (****)

  • Pierre FAYARD: Comprendre et appliquer Sun Tzu
    Spécialiste de la communication des sciences et techniques, Pierre Fayard décortique la pensée stratégique de Sun Tsu pour mieux l'appréhender. "Chaque société, lorsqu'il y a un grand moment de changement, s'appuie sur sa culture traditionnelle, notamment pour la stratégie. Cette culture est tacite donc difficile à expliquer, d'où la nécessité d'employer des comparaisons pour en comprendre le sens." L'une des grandes idées de L'art de la guerre réside dans la considération de tout le potentiel disponible, chez ses associés ou ses ennemis, quelle que soit la situation. "Le jeu consiste à le faire tourner à son propre profit" explique Pierre Fayard. La stratégie n'est pas une science exacte, et requiert de la créativité. Ce que l'on a à faire, il faut le faire faire par son ennemi. La pensée de Sun Tzu est l'inverse des théories de Clausewitz, où la stratégie directe, frontale et destructrice a des difficultés à produire des changements qualitatifs."
  • Olivier Roy: L'islam mondialis
    Avec L'islam mondialisé, Olivier Roy s'inscrit dans la suite logique d'une longue réflexion, amorcée en 1985 avec Afghanistan, islam et modernité politique , poursuivie avec l'Echec de l'islam politique ,et plus récemment avec La nouvelle Asie centrale ou la fabrication des nations . La thèse principale de l'ouvrage consiste à démontrer comment l'islam radical des années 1990 a été en fait, forgé depuis l'Occident à partir d'un double processus d'échec de l'islam politique au Moyen Orient et d'immigration des populations musulmanes en Europe. Ainsi, malgré la perception occidentale d'un islam conquérant, la réislamisation ambiante est en fait un produit de l'occidentalisation et de la globalisation, dont le néo-fondamentalisme est l'illustration... (***)
  • M. Rodinson: Islam et capitalisme
    Islam et capitalisme, paru pour la première fois en 1966, pose ainsi le problème de la relation entre ces deux notions : « Où peut-on placer le monde musulman dans la typologie générale des systèmes de production et de redistribution des biens ? ». Bien que M. Rodinson s'intéresse surtout ici au capitalisme, une section est consacrée à la fin de l'ouvrage au socialisme. Paradoxalement, l'auteur part d'une orientation marxiste pour analyser le développement capitaliste dans le monde musulman. Il est vrai que cela peut surprendre, encore plus au XXIème siècle, d'où sa définition du marxisme appliqué à son essai. Il entend par cela partir d'hypothèses socio-économiques, d'une problématique propre aux sciences de l'homme comme l'a fait Marx. Il se considère non pas comme marxiste politique ou philosophique mais comme marxiste des sciences sociales, se basant sur des données empiriques, l'histoire et l'économie politique. M. Rodinson explique aussi que son travail est libre des tabous qui encerclent l'Islam, à la différence des penseurs des pays musulmans, car il n'a pas d'appartenance à ce milieu. De plus, il avertit le lecteur que son travail n'est pas aussi précis qu'il le voudrait car c'est un projet ambitieux. Ces trois principes de départ posés, il peut se lancer dans la position du problème. (***)
  • Belmère-Billot Marie-Claude: Moins de poids... plus de moi
    Résumé Le problème du poids représente une des préoccupations majeures en santé publique à travers le monde. L'obésité est devenue l'ennemie numéro un. Le corps médical a mis en place différentes stratégies préventives et interventionnistes qui ont des incidences surtout économiques. Mais qui s'occupe de l'individu, de son histoire, de son potentiel, de ses souffrances et de ses besoins ? Privilégiant une approche axée sur la personne, l'auteure témoigne de son expérience auprès de milliers de patients voulant perdre du poids. Par un pourquoi, un qui et un comment, elle souligne l'importance de s'identifier, de se respecter et non d'attendre une identité respectable de son amaigrissement. Elle exhorte le public à choisir un thérapeute non seulement pour ses compétences professionnelles, mais aussi pour ses compétences humaines et sa capacité à relativiser le pouvoir médical afin d'éviter d'être manipulé au nom de la prévention. Ce livre s'adresse tant aux patients qu'aux thérapeutes. Les patients s'y retrouveront avec beaucoup d'aisance et seront invités à entreprendre une démarche sur eux-mêmes avant tout. Quant aux thérapeutes, ils pourront y puiser des éléments de réflexion afin d'enrichir leur pratique professionnelle. Un régime est la meilleure façon de prendre du poids. Par contre, une démarche sur soi, sur ses forces, sur ses passions, sur ses blessures, sur ses manques, ne serait-ce pas une meilleure façon d'exister ? Biographie Depuis près de 20 ans, Marie-Claude Belmère-Billot pratique à Toulouse comme médecin endocrinologue nutritionniste, hypnothérapeute ericksonnienne et praticienne EMDR. Elle a rencontré plusieurs milliers de patients souffrant de problèmes de poids de tout genre. Elle nous fait partager l'expertise qu'elle a développée grâce aux liens étroits qu'elle a tissés dans l'accompagnement thérapeutique des personnes venues la consulter. Elle donne des conférences, des formations et des séminaires en France et au Québec. (*****)
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11 mars 2005

Le réseau humain : siège de tous les fantasmes de l’intelligence économique ?

A peine débarrassée de la réputation sulfureuse qui accompagna ses débuts, l’intelligence économique peut-elle associer sa pratique à celle des " réseaux humains " sans risquer de retomber dans l’accusation d’espionnage des origines ? Il faut reconnaître que la notion de " réseau " associée à celle de " renseignement " ne laisse pas beaucoup de place à une pratique professionnelle exempte de suspicion.

L’originalité des services de renseignement de la France Libre, pendant la dernière guerre mondiale, fut de structurer ses réseaux non pas sur des professionnels du renseignement, mais sur les professionnels des secteurs d’activité intéressant le renseignement. Un des premiers agents du célèbre Colonel Rémy fut un pilote du port de la Palice, qui mit en place un réseau de surveillance des mouvements des navires allemands dans l’estuaire de la Gironde. On se souvient, bien sûr, des réseaux constitués de cheminots immortalisés par le film " La bataille du rail ". Cette structure avait déjà été expérimentée entre les deux guerres mondiales par le Komintern, réseau soviétique mondial au service de la révolution communiste. Elle perdurera avec, en particulier, le célèbre réseau de physiciens américains qui communiqua à Staline les secrets de la bombe atomique. Dans les deux cas, le réseau, constitué d’experts d’un secteur professionnel spécifique, est mis au service d’une cause pour lui procurer, au moyen d’actes d’espionnage caractérisés, des informations secrètes.

L’intelligence économique, qui organise pour l’entreprise la recherche et l’analyse des informations utiles à la maîtrise de son environnement concurrentiel, peut-elle se réclamer de cet héritage ? Oui et non.

  Oui, parce que l’intelligence économique a pour fonction de collecter des informations précises sur des sujets intéressant l’entreprise. En ce sens, la constitution de réseaux de veille, chargés de scruter l’environnement technologique, commerciale, réglementaire ou les évolutions sociales porteuses de sens, est bien une pratique légitime de l’intelligence économique. Des exemples et des modes opératoires sont là pour le démontrer.

  Non, parce que le champ de surveillance de l’intelligence économique se définit précisément par ce qu’il exclut l’espionnage et ses méthodes. Il englobe la recherche de l’information " ouverte ", diffusée, publiée : documentation, ouvrages, presse, banques de données, études et mémoires, etc. Mais il s’intéresse aussi à l’information dite " grise " : celle qui ne fait pas l’objet de publication, mais qui reste disponible sans recourir à l’illégalité, puisqu’elle est partagée entre ceux qui la véhiculent. Les échanges informels de dirigeants membres du même club patronal en font partie, de même que les " tuyaux " obtenus par les commerciaux sur les fournisseurs, les clients ou les concurrents.

Peut-on encore parler dans ce cas de réseau ? Il faut reconnaître que l’explosion des technologies de l’information a établi une certaine confusion entre les termes. Le " réseau mondial " désigne internet. La " mise en réseau " d’ordinateurs distants a " virtualisé " les réseaux d’acteurs en même temps qu’elle a dématérialisé l’information. Elle oblige aussi à repenser le réseau sous l’angle technique et humain. Un groupe informel de dirigeants ne constitue pas plus un réseau qu’une association d’anciens d’une école de commerce. Mais les apports de la technique (liste de diffusion, portail d’information, intranet collaboratif...) et les méthodes de " travail en réseau " (fonction de modérateur, règles d’échanges et de réciprocité, partage de connaissances et retour d’expériences...) permettent de faire émerger le réseau humain comme une pièce maîtresse du dispositif d’intelligence économique de l’entreprise.

Ce bref panorama ne serait pas complet s’il ne faisait pas sa place au " réseau d’experts ", dont la valeur ajoutée se trouve dans l’analyse collective de l’information recueillie, et non plus dans la collecte de l’information elle-même.

La pratique des réseaux en intelligence économique est donc bien éloignée de son lointain parent, le réseau d’espionnage. Plus riche et diversifiée par les sources sollicitées, les modes opératoires et l’organisation qui en découle, le réseau humain est peut-être l’arme décisive des entreprises au service de la compétitivité.

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