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Propos confus

  • Robert Littell: LA COMPAGNIE
    Robert Littell: LA COMPAGNIE
    Une fiction bien réaliste qui replace la CIA dans son contexte de machine de guerre incontrôlable et non contrôlée. (****)

  • Dominique BAUDIS: LA CONJURATION
    Dominique BAUDIS: LA CONJURATION
    Une partie des croisades vue sous l'optique "franj". La période la plus cordiale entre mulsumans et croisés. (****)
  • Albert Hourany: HISTOIRE DES PEUPLES ARABES
    "Une" histoire bien documentée mais vu sous l'optique d'un libanais chrétien vernissé d'une culture trop britannique (**)
  • Dominique Baudis: FACE A LA CALOMNIE
    A la loupe : un professionnel de la communication qui gère une situation de crise. Au delà du journal chronologique la vérité terrifiante d'une arme de destruction définitive. Paix aux âmes qui ne sachant pas utiliser les médias sombrent irrémédiablement. La rumeur ? Un poison moderne à l'origine de crimes impunis. (*****)
  • Dan Brown: Da Vinci code
    Dan Brown: Da Vinci code
    Un bestseller ? L'histoire est rondement menée. Beaucoup de références historiques et artistiques. Mais la chute est un peu courte et écrite dans un style bien moins enlevé. L'inspiration a manqué au moment du final... Je reste sur ma faim. (****)
  • Pierre FAYARD: Comprendre et appliquer Sun Tzu
    Spécialiste de la communication des sciences et techniques, Pierre Fayard décortique la pensée stratégique de Sun Tsu pour mieux l'appréhender. "Chaque société, lorsqu'il y a un grand moment de changement, s'appuie sur sa culture traditionnelle, notamment pour la stratégie. Cette culture est tacite donc difficile à expliquer, d'où la nécessité d'employer des comparaisons pour en comprendre le sens." L'une des grandes idées de L'art de la guerre réside dans la considération de tout le potentiel disponible, chez ses associés ou ses ennemis, quelle que soit la situation. "Le jeu consiste à le faire tourner à son propre profit" explique Pierre Fayard. La stratégie n'est pas une science exacte, et requiert de la créativité. Ce que l'on a à faire, il faut le faire faire par son ennemi. La pensée de Sun Tzu est l'inverse des théories de Clausewitz, où la stratégie directe, frontale et destructrice a des difficultés à produire des changements qualitatifs."
  • Olivier Roy: L'islam mondialis
    Avec L'islam mondialisé, Olivier Roy s'inscrit dans la suite logique d'une longue réflexion, amorcée en 1985 avec Afghanistan, islam et modernité politique , poursuivie avec l'Echec de l'islam politique ,et plus récemment avec La nouvelle Asie centrale ou la fabrication des nations . La thèse principale de l'ouvrage consiste à démontrer comment l'islam radical des années 1990 a été en fait, forgé depuis l'Occident à partir d'un double processus d'échec de l'islam politique au Moyen Orient et d'immigration des populations musulmanes en Europe. Ainsi, malgré la perception occidentale d'un islam conquérant, la réislamisation ambiante est en fait un produit de l'occidentalisation et de la globalisation, dont le néo-fondamentalisme est l'illustration... (***)
  • M. Rodinson: Islam et capitalisme
    Islam et capitalisme, paru pour la première fois en 1966, pose ainsi le problème de la relation entre ces deux notions : « Où peut-on placer le monde musulman dans la typologie générale des systèmes de production et de redistribution des biens ? ». Bien que M. Rodinson s'intéresse surtout ici au capitalisme, une section est consacrée à la fin de l'ouvrage au socialisme. Paradoxalement, l'auteur part d'une orientation marxiste pour analyser le développement capitaliste dans le monde musulman. Il est vrai que cela peut surprendre, encore plus au XXIème siècle, d'où sa définition du marxisme appliqué à son essai. Il entend par cela partir d'hypothèses socio-économiques, d'une problématique propre aux sciences de l'homme comme l'a fait Marx. Il se considère non pas comme marxiste politique ou philosophique mais comme marxiste des sciences sociales, se basant sur des données empiriques, l'histoire et l'économie politique. M. Rodinson explique aussi que son travail est libre des tabous qui encerclent l'Islam, à la différence des penseurs des pays musulmans, car il n'a pas d'appartenance à ce milieu. De plus, il avertit le lecteur que son travail n'est pas aussi précis qu'il le voudrait car c'est un projet ambitieux. Ces trois principes de départ posés, il peut se lancer dans la position du problème. (***)
  • Belmère-Billot Marie-Claude: Moins de poids... plus de moi
    Résumé Le problème du poids représente une des préoccupations majeures en santé publique à travers le monde. L'obésité est devenue l'ennemie numéro un. Le corps médical a mis en place différentes stratégies préventives et interventionnistes qui ont des incidences surtout économiques. Mais qui s'occupe de l'individu, de son histoire, de son potentiel, de ses souffrances et de ses besoins ? Privilégiant une approche axée sur la personne, l'auteure témoigne de son expérience auprès de milliers de patients voulant perdre du poids. Par un pourquoi, un qui et un comment, elle souligne l'importance de s'identifier, de se respecter et non d'attendre une identité respectable de son amaigrissement. Elle exhorte le public à choisir un thérapeute non seulement pour ses compétences professionnelles, mais aussi pour ses compétences humaines et sa capacité à relativiser le pouvoir médical afin d'éviter d'être manipulé au nom de la prévention. Ce livre s'adresse tant aux patients qu'aux thérapeutes. Les patients s'y retrouveront avec beaucoup d'aisance et seront invités à entreprendre une démarche sur eux-mêmes avant tout. Quant aux thérapeutes, ils pourront y puiser des éléments de réflexion afin d'enrichir leur pratique professionnelle. Un régime est la meilleure façon de prendre du poids. Par contre, une démarche sur soi, sur ses forces, sur ses passions, sur ses blessures, sur ses manques, ne serait-ce pas une meilleure façon d'exister ? Biographie Depuis près de 20 ans, Marie-Claude Belmère-Billot pratique à Toulouse comme médecin endocrinologue nutritionniste, hypnothérapeute ericksonnienne et praticienne EMDR. Elle a rencontré plusieurs milliers de patients souffrant de problèmes de poids de tout genre. Elle nous fait partager l'expertise qu'elle a développée grâce aux liens étroits qu'elle a tissés dans l'accompagnement thérapeutique des personnes venues la consulter. Elle donne des conférences, des formations et des séminaires en France et au Québec. (*****)
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25 février 2005

Dix médecins généralistes déposeront vendredi un recours devant le Conseil d'Etat contre le formulaire de choix du médecin traitant

Dix médecins généralistes déposeront ce vendredi un recours devant le Conseil d'Etat contre le formulaire de choix du médecin traitant, au motif qu'il ne respecterait pas le droit des contrats, a-t-on appris mercredi auprès de l'un des requérants, le Dr Jean-Paul Hamon, vice-président de la FMF (Fédération des médecins de France).

Les requérants, qui font partie d'organisations de médecine générale protestant contre la nouvelle convention médicale, en visent le symbole puisque le médecin traitant et le parcours de soins constituent le dispositif phare de la réforme de l'assurance maladie.

"Les ministres en font un système essentiel du succès de la réforme et l'assurance maladie fait même de la propagande sur le renvoi des formulaires. En fait de symbole fort, ça nous paraît plutôt être le maillon faible", estime Jean-Paul Hamon.

VÉRITABLE CONTRAT

Selon lui, loin d'être une simple déclaration, le formulaire constitue un contrat qui ne respecte pas la législation en vigueur sur les contrats. "Les parties au contrat ne peuvent conserver aucun exemplaire, ils doivent le renvoyer à la Sécu sans aucune garantie", explique-t-il.

Dans un mémoire appuyant le recours l'analyse retenue par les conseils des médecins va en ce sens, estimant qu'il y a "engagement mutuel" du patient et du médecin qui accepte d'être son médecin traitant à respecter des dispositions du Code de sécurité sociale, ce qui vaut contrat.

Par ailleurs, les auteurs soulignent l'insuffisante information des parties sur le dispositif et la présentation "partielle et partiale", au verso du formulaire, des dispositions en vigueur concernant les sanctions éventuelles en cas d'absence de choix du médecin traitant, par ailleurs présenté selon eux comme obligatoire, alors qu'il est facultatif.

Ce recours, initié par l'ancien président de MG-France, le Dr Philippe Sopena, est l'un des premiers engagés contre l'un des dispositifs de la réforme de l'assurance maladie, outre les recours devant le Conseil constitutionnel, qui a validé la loi.

Outre cette initiative personnelle, le syndicat de médecins généralistes MG-France, qui n'a pas signé la convention, a indiqué qu'un recours portant spécifiquement contre la convention, publié le 11 février au Journal officiel, était en cours de finalisation et devrait être déposé prochainement devant le Conseil d'Etat.

Société Générale fait de la veille électronique

Utiliser l'intranet pour la veille, c'est possible et ça se pratique.

La Société Générale a choisi de s'appuyer sur son intranet pour faire circuler, via des newsletters ou des revues de presse, des informations sur son environnement immédiat : salons, événements, actualités du secteur, mouvements de la concurrence... Des informations qui offrent un avantage clef au groupe, l'information étant capitale dans le secteur de la banque et de la finance.

Nous avons au sein de l'entreprise plusieurs types de veille en fonction des branches et des métiers, explique Alain Rabechault, responsable intranet groupe à la Société Générale.

Il faut adapter les informations selon les besoins, qui ne sont pas les mêmes pour le département de marketing, la banque d'investissement ou encore notre branche d'asset management." La veille ne se pratique donc pas à la Société Générale via un seul service intranet dédié, mais au travers d'une multitude de dispositifs qui s'adaptent aux salariés, à la langue et aux produits. Près de 88 000 collaborateurs sont concernés par l'outil, dont 43 % basés à l'étranger.

Cette logique de service de veille sur-mesure est très appréciée par les salariés pour lesquels l'intranet est devenu, selon une étude interne, le premier vecteur d'information et le premier outil métier. "Lorsque le salarié arrive au bureau, ses premiers réflexes sont de vérifier son répondeur téléphonique, sa messagerie informatique et de se connecter sur les applications intranets nécessaires pour son travail, détaille Alain Rabechault. L'intranet est rentré dans les moeurs. Il permet au salariés de rester à l'écoute du marché et de son environnement."

Un réseau de contributeurs, piloté par la direction de la communication, assure la dynamique de renouvellement des contenus sur les différents services de l'intranet. Ces contenus sont directement insérés sur le portail via un outil de gestion de contenu. Lorsque l'information est jugée critique, un processus de validation peut être mis en oeuvre, mais aussi un système d'alerte pour prévenir les salariés directement concernés par l'événement. Pour assurer une diffusion performante, les salariés peuvent s'abonner à des alertes e-mails et à des newsletters de leur choix. Chaque service, ou presque, édite une lettre d'information électronique. Le service de veille informatique propose par exemple une newsletter mensuelle.

Dans cette logique de veille via intranet, la Société Générale a toutefois imposé une limite : l'opérationnel. Concernant par exemple les arbitrages financiers, ce sont alors des outils métiers qui prennent le relais, surtout lorsque l'information est chaude. "Avec l'intranet, nous faisons avant tout de la veille sur les grandes tendances du marché. Ces informations alimentent, à tous les niveaux du groupe, la réflexion stratégique et donnent des orientations pour se positionner." Une tâche hautement névralgique.

24 février 2005

La rougeole vient d'être réinscrite officiellement dans la liste des maladies à déclaration obligatoire

La rougeole vient d'être réinscrite officiellement dans la liste des maladies à déclaration obligatoire via un décret paru au Journal officiel de jeudi.

La rougeole a été en France une maladie à déclaration obligatoire de 1945 à 1985, puis a fait l'objet à partir de 1985 d'un suivi par le réseau de surveillance épidémiologique de médecins libéraux volontaires Sentinelles de l'Inserm.

Mais en raison du faible nombre de cas survenant désormais en France, le réseau Sentinelles ne répondait plus à cet objectif de surveillance. Il n'a ainsi pas été en mesure de déceler une épidémie qui à touché en 2003 la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur.

La France est en train de préparer un plan national d'éradication de la rougeole pour parvenir à l'objectif de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) d'élimination de l'infection d'ici à 2010. Il passe notamment par une amélioration de la surveillance de la rougeole et le Conseil supérieur d'hygiène publique de France (CSHPF) a validé la réinscription de l'infection dans la liste des maladies à déclaration obligatoire.

* Décret du 17 février modifiant la liste des maladies faisant l'objet d'une transmission obligatoire de données individuelles à l'autorité sanitaire, Journal officiel du 24 février, texte 13

Hoax: [hoks] nm, canular, gag

Vous vous êtes inquiétés en découvrant ce mot un peu barbare. Et si votre ordinateur avait contracté un « HOAX » ?

Relaxez-vous et lisez ce qui suit :

Loin de la terminologie spécifique à l'informatique, ce terme énigmatique provient du langage courant et signifie canular. A titre d'exemple, les anglophones diront: "bomb hoax" pour une fausse alerte à la bombe.

Démocratisation de l'informatique oblige, les canulars prennent aujourd'hui une forme électronique et se jouent des frontières et de la distance pour parvenir directement sur vos écrans.

Fausses alertes aux virus; fausses chaînes de solidarité; fausses promesses; fausses informations; les hoax prennent toutes les formes. Apprenez à les repérer.

One hoax - Two hoaxes :
Bien que le pluriel de "hoax" soit "hoaxes" en anglais.

Les hoax vous ont rattrapés !

Tout le monde a reçu un courrier électronique l'alertant d'un nouveau type de virus. Envoyé par un ami, le message est souvent frappé du sceau de l'urgence. Le réflexe premier est de relayer cette alerte et donc de renvoyer au plus vite le message à toutes ses connaissances, connaissances qui feront exactement la même chose et ainsi de suite jusqu'à ce que le message fasse plusieurs fois le tour du monde.

Au-delà du simple fait que vous vous soyez fait piéger, sachez que les hoax sont porteurs de risques bien plus grands. De l'atteinte à la vie privée en passant par les nombreux dérapages, les dangers sont bien réels.

Info ou int' hoax ?

Pour en savoir + : http://www.hoaxbuster.com

Révisionnisme économique à Sciences Po Paris

On savait que les Etats-Unis avaient fortement investi dans le périmètre de Sciences Po Paris afin de contrer les manœuvres d’influence soviétique dans l’intelligentsia française à partir de la fin des années 40. Visiblement, l’opération n’est pas terminée mais a changé d’objectif. Aujourd’hui, le réseau des fondations américaines a redéployé ce système de contre-influence vers d’autres objectifs. Un des plus immédiats est de nier l’évidence des rapports de force entre puissances, surtout dès qu’il s’agit de l’Occident. Le réputé professeur Paul Krugman qui est un des chantres du libéralisme américain actuel, s’y emploie sans nuances dans les murs de Sciences Po Paris. Sa thèse est simple : il réfute catégoriquement la notion de compétitivité du moment qu'elle est appliquée à un pays. Il soutient que toute politique économique qui a pour objectif la compétitivité d'un pays est forcément fallacieuse et contre-productive. Monsieur Krugman, citoyen américain, devait être parti en vacances, le jour où le président démocrate Bill Clinton a annoncé au monde en 1994 que la priorité n°1 de la politique étrangère américaine était la défense des intérêts économiques des Etats-Unis. A priori, la politique de sécurité économique qui a été lancée dans la foulée n’a pas été fallacieuse et encore moins contre-productive, puisqu’elle a permis aux entreprises américaines de renforcer leur présence dans de nombreuses pays émergents et dans les anciennes économies socialistes. Contrairement aux apparences, le discours propagandiste de Krugman est de faible facture et peu sérieux. Sciences Po Paris s’illustre une fois de plus comme le lieu où la manipulation de la pensée atteint un stade caricatural. Côté cour, on a ce genre de personnages qui représente le discours export rassurant émanant des grandes universités américaines. Les intervenants sont des libéraux américains et français. Citons à ce propos M. Messerlin, professeur de commerce international. Côté jardin, on a les descendants de l’extrême gauche du type Badie, qui prônent la transnationalité et le déclin des puissances. Ce clan de la pensée « humaniste » à la française exerce une autocensure délirante sur le contenu des thèses et sur la section Sciences politiques du Conseil national des Universités. Quand on sait que Sciences Po Paris est censé former les élites françaises, on a du souci à se faire.

Airbus cultive le travail collaboratif

Le groupe aéronautique a choisi de passer par-dessus l'éclatement géographique de ses sites en mettant en place des espaces de travail virtuels.

Avec des sites physiques déployés au travers de l'Europe, mais également dans le monde entier, la difficulté est de pouvoir travailler ensemble sur un projet commun. La solution pour Airbus a été la mise en place en 2002 d'un portail intranet Airbus/People ouvert à tous ses salariés, soit 52.000 personnes. Un portail qui dispose d'une spécificité : les e-rooms, des espaces de travail virtuels et collaboratifs. Chaque e-room assure l'échange de contenus pour un projet précis et pour une communauté d'acteurs bien définie.

Lire l'article

Source : Journal du management

23 février 2005

L'OMS redoute une pandémie de grippe

La présence du virus dans plusieurs pays d'Asie fait redouter la rencontre de la grippe aviaire et de la grippe humaine classique chez l'homme. De cette rencontre pourrait émerger un nouveau virus susceptible de déclencher une épidémie planétaire, à l'instar de la grippe espagnole, qui fit de 20 à 40 millions de morts en 1918-1919.

17 février 2005

Croissance de 65 % pour le e-commerce en 2004

A la faveur d'une diversification de l'offre et de la demande, le chiffre d'affaires du e-commerce a atteint les 6 milliards d'euros en 2004, selon le baromètre de l'Acsel. 50 % des internautes achètent désormais en ligne.

Une nouvelle année de croissance vient de s'achever pour le secteur de l'e-commerce en France. Selon PriceWaterhouseCoopers, le cabinet de conseil qui recueille et agrège les données fournies par les 24 cybermarchands membres de l'Acsel (Association pour le commerce et les services en ligne), le nombre de transactions enregistrées au quatrième trimestre 2004 a atteint 10,1 millions, soit une hausse de 75,8 % par rapport à la même période en 2003. Quant au chiffre d'affaires (mesuré sur ces 24 sites), il ressort à 612 millions d'euros, en progression de 62,4 % sur un an. Sur l’ensemble de l'année, les ventes ont dépassé 2 milliards d’euros, soit là encore une progression d’environ 65 %. Par extrapolation à l'ensemble du secteur, l'Acsel estime que le chiffre d’affaires e-commerce français a gagné près de 63% a atteint les 6 milliards d'euros.

"Ces chiffres excellents marquent le début d'une nouvelle dynamique pour le secteur, souligne Henri de Maublanc. En 2004, l'e-commerce est entré dans le vif du sujet : l'achat sur Internet est devenu une habitude de consommation." De fait, l'ensemble des cibles jusque-là sous-utilisatrices comblent leur retard, en particulier les "50 ans et plus".

Globalement, sur 23,6 millions d’internautes en France, près de la moitié ont déjà acheté en ligne, contre 38 % sur la même période un an plus tôt. Le nombre d’acheteurs a donc progressé trois fois plus vite que les internautes (+ 9 % d’internautes en un an contre + 28 % d’acheteurs en ligne). Facteur déterminant de cette croissance : la généralisation du haut débit qui représente désormais la majorité du parc Internet.


Autre preuve de l'adoption de l'Internet dans les habitudes d'achat : le très fort dynamisme des TPE. Selon les données fournies par la société Doyousoft, dont la plate-forme PowerBoutique, dédiée aux TPE, héberge près de 250 boutiques en lignes, le chiffre d'affaires total des TPE réalisé sur Internet en 2004 a progressé de 342 %. Et le nombre de transactions de 375 %. Dans le détail, le chiffre d'affaires moyen par boutique a connu une croissance de 122 % entre 2003 et 2004. "L'Internet se démocratise également côté marchands, commente Henri de Maublanc. Pour une TPE, vendre en ligne permet d'élargir sa zone de chalandise et de fidéliser sa clientèle, donc, à terme, d'accroître son chiffre d'affaires."

L'arrivée de nouveaux entrants sur Internet, à l'image des PME-TPE, joue un rôle important dans la diversification de l'offre. Si les secteurs du tourisme, des produits culturels et de l'électronique grand public continuent de dominer le marché en termes de chiffre d'affaires, de nouveaux secteurs font leur apparition. Ainsi, selon les données d'Overture France, les secteurs dont la progression en nombre d'intentions d'achat est la plus forte sur un an sont : l'audio-photo-cinéma (+ 104 %), les vêtements et accessoires (+ 104 %), la décoration et jardinage (+ 87 %), les télécommunications (+ 81 %), les services (+ 73 %) et le voyage-tourisme (+ 72 %).

Reste que l'e-commerce doit encore faire des progrès dans la logistique. Fin 2004, l'Acsel a initié un projet de suivi des commandes en partenariat avec La Poste. Objectif : réduire les procédures de recherche de colis de 21 jours à 5 jours. Un projet qui ne devrait cependant pas voir le jour avant 2006.

16 février 2005

Les communications Wanadoo prises dans un trou noir

L'hébergeur français estime que plus d'un million d'e-mails envoyés depuis Wanadoo ne sont jamais arrivés à destination. Le problème, survenu il y a une semaine, n'a toujours pas été résolu

Depuis désormais une semaine, de gros problèmes de trafic surviennent entre Wanadoo et au moins deux hébergeurs français, Ovh et Proxad. Lors du transfert de courriers électroniques en provenance de Wanadoo et à destination des infrastructures d'Ovh ou Proxad, certains courriers disparaissent sporadiquement.

"Le problème est survenu lundi soir. Des clients ont remonté des problèmes de retards à la réception de leurs e-mails. Le lendemain, le problème s'est intensifié et nous avons contacté Wanadoo. Les techniciens chez Wanadoo ont demandé si nous avions un problème sur nos serveurs, ce qui n'est pas le cas. Depuis, nous n'avons plus aucune information de leur part", explique ainsi Octave Klaba Directeur Technique d'Ovh.com.

Par jour, le directeur technique estime ainsi qu'environ 200 000 emails ne parviennent pas à leur destinataire, ce qui représente depuis le début du problème plus de 1 500 000 emails perdus. Une disparition inexpliquée de la part de Wanadoo qui a pris une décision temporaire, celle de réduire le temps de recherche des destinataires. Son service SMTP qui prévoit d'ordinaire un délai minimum de cinq jours avant de retourner à l'expéditeur un message d'erreur, ne laisse désormais que 24 heures.

"En écourtant la recherche d'adresses de destination valides, on soulage les serveurs de messagerie. Et effectivement, nous avons fait des tests avec nos fournisseurs de transit, dès que nous leur fournissons du trafic en provenance de Wanadoo, leur bande passante explose", déclare Octave Klaba. Le problème pourrait ainsi s'expliquer par des surcharges de lignes mais seuls Ovh et Proxad sont touchés à ce jour. Plus étonnant encore, les lignes entre Wanadoo et Ovh fonctionnent en plaçant un serveur tampon entre les deux.

Un serveur non Ovh réussit à rétablir les communications

"La solution technique trouvée par Webmaster-hub.com rétablit la communication. Il suffit de placer un serveur externe à Wanadoo, de le relier à Ovh puis de faire transiter les flux de Wanadoo sur ce serveur pour que la communication fonctionne", explique Jean François Berger, responsable site Internet pour la société Multimédias. En l'état actuel, Wanadoo ne reconnaît donc pas les serveurs Ovh ou ne leur attribue pas suffisamment de bande passante.

Mais au delà du problème technique, c'est le manque de communication de l'opérateur historique qui est dénoncé par Ovh. "Nous sommes en discussion depuis 18 mois avec Wanadoo pour avoir des relations directes et un interlocuteur unique. La réponse officielle jusqu'ici a été : France Telecom n'a pas de relation de partenariat avec les hébergeurs. Nous ne sommes pas considérés comme partenaires alors que nous fournissons la bande passante aux clients Wanadoo et que nous hébergeons près d'un site français sur quatre, c'est tout simplement aberrant", résume le directeur technique d'Ovh.

"Nous nous tenons à disposition de France Telecom pour accélérer la résolution du problème et assurer la qualité de service de manière durable. A l'heure actuelle, ils vendent à leurs clients des services hauts débits mais derrière ils ne font rien pour s'assurer que ses clients aient cette qualité de service", conclut Octave Klaba. En janvier 2003 déjà, l'hébergeur Ovh se trouvait dans une situation analogue suite à un problème de communication entre Free et Wanadoo. Contactés, les équipes de Wanadoo n'ont pas livré de réponse..

En Bref en France

MOBILE Orange déploie l'Internet mobile
L'opérateur de téléphonie mobile
Orange vise 500.000 clients en haut débit mobile en France d'ici fin 2005. Pour atteindre cet objectif, la filiale de France Télécom va déployer sur le territoire national la technologie Edge qui permet des débits plus élevés que la norme précédente, le GPRS, mais demeure loin des débits offerts par la téléphonie de troisième génération (3G). L'opérateur a justifié le déploiement de la technologie Edge par la volonté d'étendre son offre haut débit mobile à des zones où elle ne dispose pas de réseau 3G, soit 55 % du territoire actuellement. Fin janvier, l'offre 3G d'Orange comptait 35.000 abonnés.

FINANCE
60.000 euros pour Tremplin Entreprises
Pour la septième année consécutive, le Sénat organise en partenariat avec l'Essec, les 6 et 7 juillet prochains, l'opération "Tremplin entreprises" qui permettra à 30 lauréats de présenter leur entreprise innovante à la communauté des investisseurs en capital. Les candidats peuvent concourir jusqu'au 31 mars dans trois catégories : TIC, sciences de la vie et sciences de l'ingénieur. Quatre prix dotés de 15.000 euros chacun seront décernés au meilleur projet de chaque catégorie.


TELECOMS-FAI
Tiscali France sur la sellette
Massimo Cristofori, directeur financier du fournisseur d'accès Internet italien Tiscali a révélé dans un entretien accordé à Bloomberg que le groupe examine actuellement les offres qu'il a reçues pour la reprise de sa filiale française, tout en précisant que l'Hexagone restait un actif stratégique. Ces déclarations ont été faites dans le cadre de la publication des résultats annuels. Tiscali a a réalisé un chiffre d'affaires de 1,075 milliard d'euros en 2004, en progression de 23 % sur un an. Fin décembre, le groupe détenait 1,65 million d'abonnés ADSL. Sur l'exercice 2004, le déficit net ressort à 170 millions d'euros.

TOURISME
Tap Portugal s'ouvre aux TO français
La compagnie aérienne portugaise Tap Portugal lance un site Internet en français dédié aux agences de voyages. Le site Tapagences.fr donne accès au réseau, aux promotions, aux nouveaux tarifs, au programme Navigator de la compagnie et permet d'effectuer une réservation en ligne.

E-COMMERCE
Ooshop livre de nouvelles villes

Ooshop cybermarché du groupe Carrefour, étend la couverture de ses activités sur le territoire national  depuis le 1er février, il opère des livraisons dans la ville de Rennes et sa banlieue. Le cybermarchand desservira prochainement les villes de Nantes (le 2 mars) et de Bordeaux (le 9 mars).

FINANCE
Plus d'1 million de commandes sur CC-Hubwoo
CC-Hubwoo

, place de marché spécialisée dans les solutions d’approvisionnement électronique pour les achats hors production des grandes entreprises, a publié pour 2004 un chiffre d'affaires consolidé (intégration de l'activité de cc-chemplorer) de 17,1 millions d'euros, en hausse de 85 % sur un an. Le volume d’activité sur la plate-forme a dépassé le million de commandes, en augmentation de 61 % par rapport à l’exercice précédent. La valeur des commandes traitées s’établit à 1,35 million d'euros. Plusieurs nouveaux clients ont rejoint CC-Hubwoo au dernier trimestre 2004, parmi lesquels la RATP pour sa plate-forme e-procurement